L’UES Covéa renforce la prévention des risques et l’accompagnement des salariés en matière de QVCT

Auteur·e : Maria Evdokia Liakopoulou

Forte des actions déjà engagées en matière de qualité de vie et des conditions de travail, de handicap et d’égalité professionnelle, l’UES Covéa souhaite pérenniser les dispositifs existants tout en développant son intervention sur des enjeux jusqu’alors moins prioritaires. Ainsi, le 17 janvier 2025, la direction et les organisations syndicales CFTC CFDT CFE-CGC concluent un nouvel accord triennal regroupant les thématiques de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT), d’égalité professionnelle et de handicap. En matière de QVCT, ledit accord « intègre notamment les nouveaux enjeux sociaux et environnementaux de demain, mais également une vigilance en matière de santé, de sécurité et de prévention au travail ».

Le tableau, ci-après, synthétise les principales mesures relatives à la QVCT :

Accord collectif relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, au handicap et à la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) au sein de l’UES Covéa  (2025-2027)

Organisation du travail

-Expérimentation, dans certains services, de nouvelles formes d’organisation du travail et du temps de travail dans le cadre du programme PACT, afin d’améliorer les conditions de travail.

-Association possible des salariés concernés à la préparation des projets de transformation importants, sur la base du volontariat.

-Suivi régulier de la charge de travail et de son adéquation avec le temps de travail, notamment dans le cadre des échanges avec le manager.

-Reconnaissance du droit à la déconnexion : affichage d’un message d’alerte lors de l’utilisation de la messagerie entre 20h00 et 8h00, ainsi que les dimanches et jours fériés, sous réserve des adaptations nécessaires pour certaines activités ; bonnes pratiques numériques (recours aux envois différés, limitation des destinataires et des canaux simultanément utilisés, etc.) ; sensibilisation des managers et des nouveaux salariés au droit à la déconnexion.

-Réunions : organisation autant que possible, entre 9h et 18h00, en évitant la pause méridienne et en tenant compte des horaires des salariés à temps partiel.

Expression des salariés et qualité des relations de travail

-Réalisation annuelle d’un baromètre interne pour mesurer notamment le ressenti des salariés sur la QVCT et communication des résultats aux salariés et détermination des actions prioritaires.

-Espaces d’expression : échanges avec le manager, réunions d’équipe, enquêtes de satisfaction, dispositif de recueil des propositions d’amélioration et réseau interne Viva Engage.

-Formation des managers à la prévention des risques psychosociaux, la gestion des conflits, la non-discrimination, au handicap ainsi qu’à la prévention des agissements sexistes et des violences sexuelles et sexistes.

-Mise à disposition d’un service social du travail (information et conseil aux salariés rencontrant des difficultés professionnelles ou personnelles).

Santé au travail

Santé mentale et risques psychosociaux

-Évaluation des risques psychosociaux et des risques professionnels dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP).

-Realisation d’études d’impact humain et des diagnostics sociaux pour anticiper les effets humains des transformations importantes.

-Formation et sensibilisation des salariés et des managers aux risques psychosociaux et à la gestion des incivilités externes.

-Mise à disposition de tous les salariés d’un service d’assistance psychologique, accessible 24h/24 et 7j/7, pour les difficultés professionnelles comme personnelles.

-Accompagnement des managers confrontés à des situations humaines complexes.

Santé physique 

-Aménagement des locaux, du mobilier et des outils de travail afin de limiter les risques physiques et ergonomiques.

-Réalisation si nécessaire, d’une analyse ergonomique individuelle du poste de travail, suivie de la recherche d’aménagements avec le salarié, son manager et les professionnels de la santé au travail.

-Fiches de sensibilisation des salariés publiées par le service de prévention sur le travail sur écran, les troubles musculosquelettiques, les risques de l’audition et les conduites addictives

-Organisation d’actions de prévention et de dépistage pendant la semaine de la QVCT et possibilité de vaccination contre la grippe, pendant le temps de travail, sur certains sites.

-Sensibilisation aux maladies chroniques invalidantes et à l’endométriose.

-Possibilité de jours supplémentaires de télétravail occasionnel et d’un accompagnement par la médecine du travail pour les salariées souffrant d’une forme sévèrement invalidante d’endométriose.

Retour après une absence prolongée

-Organisation d’un entretien de réaccueil après une absence.

-Organisation d ;un rendez-vous de liaison pendant une absence prolongée, une visite de préreprise et une visite médicale de reprise.

-Recherche, avec la médecine du travail, d’un aménagement du poste, du temps ou de l’organisation du travail lorsque l’état de santé du salarié le nécessite.

Sécurité 

-Mise à disposition sur l’intranet Workplace des numéros d’alerte et des procédures à suivre en cas d’incivilité ou d’agression commise par un client, un partenaire ou un prestataire et possibilite de déclarer une incivilité au moyen d’un formulaire dédié .

-Installation, selon les risques identifiés, de dispositifs de sécurité tels que la vidéoprotection, les boutons d’alerte, l’enregistrement annoncé de certains appels ou une signalétique adaptée dans les espaces d’accueil.

-Intervention rapide du management, des ressources humaines et des équipes Prévention et Santé, avec un soutien psychologique proposé à la victime, aux témoins et, si nécessaire, au collectif de travail.

-Accompagnement : soutien psychologique à la victime, aux témoins et au collectif de travail par le management par les RH et des équipes Prévention et Santé ; mise en place d’un accompagnement juridique adapté dans les situations graves ; possibilité de sécuriser le site ou de mettre un terme à la relation avec le client, le partenaire ou le prestataire concerné.

Harcèlement, agissements sexistes et violences

Violences sexuelles et sexistes au travail

-Mise en œuvre d’actions de sensibilisation et de formation sur le harcèlement sexuel, les agissements sexistes et les violences sexuelles et sexistes, notamment dans le cadre de l’initiative #StOpE.

-Mise à disposition sur Workplace des règles de signalement, des procédures applicables et des coordonnées des différents interlocuteurs compétents.

-Désignation de deux référents internes chargés d’informer, d’écouter, d’accompagner et d’orienter les salariés. Les référents des CSEE peuvent également recevoir les signalements et rechercher, avec les ressources humaines, des solutions d’urgence.

-Prise en charge rapide des salariés se déclarant victimes, examen des signalements et adoption, si nécessaire, de mesures de protection pendant l’enquête.

-Orientation des victimes vers le service d’assistance psychologique et vers des associations spécialisées.

Violences conjugales ou intrafamiliales

-Attribution immédiate de 15 jours d’absence rémunérée ou, si le poste le permet, de 15 jours de télétravail intégral.


-Possibilité de bénéficier en urgence de trois jours d’absence, pris sur certains droits à repos ou à congé disponibles.

-Possibilité de modifier rapidement le lieu d’exercice du télétravail et d’envisager une mobilité géographique permettant à la victime de se rapprocher de son entourage.

-Accompagnement psychologique, social et matériel, notamment dans la recherche d’un logement, et possibilité de déblocage anticipé de l’épargne salariale.

-Mise en place de mesures de protection sur le lieu de travail lorsque la sécurité de la victime ou du collectif l’exige.

Articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle

Parentalité

-Autorisation d’absence rémunérée supplémentaire pour accompagner la salariée enceinte à un examen prénatal ainsi que dans le cadre d’un parcours de procréation médicalement assistée.

-Possibilité, à partir du sixième mois de grossesse et sur recommandation du médecin du travail, de bénéficier de 2 jours supplémentaires de télétravail par semaine si le poste le permet.

-Réduction du temps de travail pouvant atteindre deux heures par jour à compter du cinquième mois de grossesse.

-Possibilité de télétravailler intégralement pendant deux semaines à la suite d’une interruption de grossesse, sous réserve de l’éligibilité du poste et de l’accord du management.

-Maintien intégral de la rémunération pendant le congé de paternité et d’accueil de l’enfant.

-Attribution de jours d’absence supplémentaires aux parents d’un enfant en situation de handicap, notamment lors de la rentrée scolaire, d’une hospitalisation ou d’une maladie grave et durable.

-Utilisation possible du compte épargne-temps pour prolonger certains congés familiaux ou organiser temporairement une semaine de quatre jours.

Proches aidants

-Expérimentation d’un dispositif de don de jours de repos au profit des salariés accompagnant un proche dépendant, malade ou en situation de handicap.

-Possibilité de télétravail jusqu’à quatre jours par semaine pendant quatre mois.

-Aménagements individualisés des horaires ou mesures de mobilité géographique permettant de se rapprocher de la personne aidée.

-Accès à un service de conseil, à une plateforme d’orientation vers les aides disponibles et à un accompagnement psychologique.

-Déblocage anticipé des fonds placés sur le Plan d’Épargne Groupe / Plan d’Épargne Entreprise.

-Examen par une commission pluridisciplinaire des situations particulièrement difficiles lorsque les dispositifs habituels ne permettent pas d’y répondre.

Accompagnement du handicap 

-Attribution de quatre jours d’absence rémunérée par an (5 jours lorsque le taux d’incapacité atteint au moins 80 %) pour les examens, soins ou démarches liés au handicap.

-Accompagnement des salariés par la Mission Handicap pour les démarches de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé.

-Possibilité des aménagements matériels ou organisationnels du poste de travail, en lien avec la médecine du travail et la Mission Handicap.

-Prise en compte de la situation des salariés handicapés lors des transformations organisationnelles ou technologiques susceptibles de modifier leurs conditions de travail.

-Sensibilisation possible de l’équipe au handicap, avec l’accord du salarié concerné, et mise à disposition d’un guide destiné aux managers.

-Développement de l’accessibilité des locaux, des outils numériques et des formations.

-Accompagnement individualisé lors du retour au travail après une absence, avec intervention de la médecine du travail, de la Mission Handicap, du manager et des ressources humaines pour déterminer les adaptations nécessaires.

 

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord. 

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