L’Institut Gustave Roussy renforce la QVCT de ses salariés face aux tensions du travail hospitalier

Auteur·e : Maria Evdokia Liakopoulou

Dans un contexte de transformations continues du secteur hospitalier, d’intensification de l’activité et de pénurie de personnel et de persistance des effets de la crise sanitaire, l’Institut Gustave Roussy mise sur l’amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail de son personnel. Ainsi, un accord triennal a été conclu le 12 février 2025 avec les organisations syndicales CGT-FO et UNSA vise à concilier la santé des professionnels, la qualité des soins et la performance globale de l’établissement. Le déploiement des mesures est confié au Cercle de la qualité de vie et des conditions de travail (CQVCT).

Le tableau, ci-dessous, synthétise ses principales mesures :

Accord n°2025-02 relatif à la qualité de vie et des Conditions de travail (QVCT)

Organisation et conditions de travail

-Analyse en amont des effets des projets de réorganisation sur les conditions de travail des salariés concernés.

-Charge de travail : Prévention des interruptions de tâches ; amélioration de la gestion des remplacements ;

-Amélioration des conditions de travail du personnel de nuit (la qualité des repas et de l’équipement des salles de repos, l’accès à des services habituellement proposés en journée…).

-Possibilité de télétravail (renvoi à l’accord spécifique en vigueur) ;

-Reconnaissance d’un droit à la déconnexion (renvoi à l’accord spécifique en vigueur).

Qualité des relations de travail et expression des salariés

-Mise en place d’espaces collectifs de discussion et possibilité de les activer en cas de tensions relationnelles, de difficultés organisationnelles persistantes, de projet de restructuration ou de changement technique et organisationnel ;

-Etablissement par le CQVCT d’un plan d’amélioration de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail issu du bilan annuel des évaluations éventuelles, des actions, des expérimentations et actions menées pour l’amélioration de la QVCT ;

-Poursuite du projet « Alice », destiné à promouvoir une culture juste et équitable dans le traitement des erreurs ;

-Utilisation périodique du questionnaire QENA-CLCC pour identifier les ressources et les difficultés perçues par les salariés, puis définir des actions au niveau de l’établissement et des services.

Santé au travail

  • Santé mentale et prévention des RPS 

-Evaluations régulières du vécu au travail afin de repérer les contraintes psychologiques ou organisationnelles et de mettre en œuvre des mesures correctives ;

-Intervention du psychologue du travail et des équipes pluridisciplinaires du service de santé au travail ; 

-Travaux en cours consacrés aux soignants considérés comme « secondes victimes » d’un événement indésirable grave.

  • Santé physique

-Intervention du pôle de prévention des risques professionnels, coordonné par une ergonome ; études des situations et des postes de travail ; 

-Consultations d’ostéopathie encadrées par le Service de Prévention et de Santé au Travail Autonome (SPSTA)  ; 

-Campagnes de dépistage et de prévention concernant notamment le mélanome, le tabagisme et les addictions ;

-Conduite des séances de shiatsu (deux jours par semaine), de massage dans les services en tension et de sophrologie (3 séances de 45 minutes) ; 

-Accès au programme d’amélioration du sommeil INSOMNET ; 

-Organisation d’ateliers consacrés à l’activité physique, au sommeil, à la nutrition, à la gestion du stress et aux comportements favorables à la santé ; 

-Création programmée d’un espace de détente et de repos dénommé « Bulle-Zen » ;

-Accès, sur rendez-vous, à une assistante sociale pour les salariés qui souhaitent bénéficier d’un accompagnement individuel.

Parentalité  

-Crèches : augmentation de la capacité d’accueil de la crèche d’entreprise à 60 places ; priorité au personnel médical et soignant soumis à des amplitudes horaires particulières pour certaines places de la crèche interne ; maintien des 2 partenariats avec des crèches extérieures situées à proximité du domicile, de l’établissement ou sur le trajet des salariés;

-Maintien d’une conciergerie proposant différents services destinés à faciliter le quotidien des salariés ;

-Mise à disposition d’une salle d’allaitement spécialement aménagée.

 

Vous trouverez, ci-joint, l’accord. 

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