Les salariés de Sorégies bénéficient de mesures renforcées en faveur de la QVCT

Auteur·e : Maria Evdokia Liakopoulou

« Pleinement conscient de sa responsabilité, en tant qu’employeur, à donner à ses salariés un cadre de travail équilibré, propice à leur épanouissement professionnel et à leur engagement dans la performance de l’entreprise », le Groupe Sorégies adopte des engagements concrets. Ainsi, un accord quadriennal a été conclu le 27 octobre 2025 avec les organisations syndicales CGT, CFDT et CGT-FO qui rassemble des mesures relatives à l’organisation du travail, à l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des travailleurs en situation de handicap, au droit d’expression directe et collective des salariés et la mobilité durable.

Le tableau, ci-dessous, synthétise les principales dispositions en matière de QVCT :

Accord sur la qualité de vie et les conditions de travail (QVCT), l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des travailleurs en situation de handicap, le droit d’expression directe et collective des salariés et la mobilité durable.

Organisation et conditions de travail

Aménagement des espaces : rénovation du siège et des autres sites dans le cadre du projet ‘‘Campus’’, avec la participation des salariés, des ambassadeurs de terrain et de spécialistes ; adaptation des postes, des espaces collaboratifs, des lieux de pause et de restauration, de l’environnement physique et des équipements de travail ; adaptation des vestiaires, sanitaires et vêtements professionnels afin de favoriser la mixité des métiers ;

-Temps de travail : maintien de la semaine de quatre jours pour les salariés non-cadres, du forfait annuel en jours pour les cadres et les postes éligibles, des horaires variables et de la pause quotidienne rémunérée de vingt minutes ;

-Télétravail : possibilité, pour les salariés éligibles, de télétravailler régulièrement ou occasionnellement ; vigilance des managers quant aux conditions de télétravail ; 

-Reconnaissance d’un droit à la déconnexion et élaboration par l’entreprise d’une charte de communication numérique bienveillante ;

-Création lorsque cela est possible, d’espaces de travail partagés sur les différents sites du groupe afin que les salariés puissent travailler plus près de leur domicile ;  

-Organisation de réunions hybrides ; 

-Mise à disposition ponctuelle et gratuite d’un logement partagé, dans la limite de six nuitées par mois, prioritairement pour les salariés en CDI résidant hors du département de la Vienne.

Relations de travail et expression des salariés

Management : mise en place par l’entreprise d’un référentiel managérial commun, d’un cursus de formation, d’une évaluation annuelle des compétences managériales ;

-Mise en place de temps d’échange réguliers dans les équipes et développement de la pratique du « Gemba », permettant aux salariés de parler de leur travail avec leur manager et d’identifier ensemble les difficultés et les pistes d’amélioration ; identification avec les équipes des tâches sans valeur ajoutée et mise en œuvre de mesures permettant de simplifier les processus ;

-Ouverture de la plateforme BeSignal, accessible à tout salarié victime ou témoin lui permettant de signaler une situation à risque.

Santé au travail

-Santé mentale et RPS : sensibilisation de l’ensemble des salariés aux risques psychosociaux ; intégration d’une rubrique « Santé, sécurité et QVCT » dans les entretiens professionnels ; possibilité pour chaque salarié de solliciter une assistante sociale ;

-Santé physique et prévention : information des salariés sur les principaux risques recensés dans le DUERP ; présentation trimestrielle à la CSSCT de sa mise à jour et de l’avancement de la feuille de route santé-sécurité-QVCT ; organisation de journées de prévention et d’un parcours de formation à la sécurité pour les nouveaux embauchés ; création de douches supplémentaires au siège et étude d’autres dispositifs facilitant la pratique sportive ;

-Autorisations d’absence : octroi de deux heures pour certains examens médicaux et sur l’intervention du médecin du travail pour adapter le poste en cas de pathologie chronique ;

-Entretien professionnel organisé avec le manager au retour de tout salarié absent pour raison de santé pendant plus de deux mois.

Parentalité  

-En cas de grossesse, possibilité d’aménager les déplacements, les horaires et le poste avec le responsable hiérarchique ; autorisation d’absence rémunérée d’une heure par jour à partir du troisième mois, pouvant être regroupée en journées ou demi-journées ;

-Autorisations d’absence rémunérées pour la salariée suivant un parcours d’assistance médicale à la procréation et, dans les limites prévues par l’accord, pour son conjoint, partenaire de PACS ou concubin

-Congés : bénéfice du congé de paternité et d’accueil de l’enfant pour le père ou la personne vivant en couple avec la mère ; ouverture du congé d’adoption à l’un ou l’autre des parents et attribution de jours supplémentaires lorsque le congé est partagé.

Lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes

-Mise à disposition d’un guide pratique et d’une plateforme spécialisée permettant d’identifier les violences sexistes et sexuelles, de connaître les bonnes pratiques et d’accéder aux interlocuteurs compétents ;

-Diffusion par l’entreprise des supports élaborés par la branche en la matière.

Accompagnement des personnes en situation de handicap

-Bilan d’intégration réalisé trois mois après l’embauche avec le manager et l’équipe QVCT ; 

Aménagement du travail : acquisition de matériel ergonomique ; adaptation des horaires ; aménagement du planning pour permettre la réalisation d’examens ou de soins ;

-Possibilité pour l’entreprise de compléter les financements externes destinés à l’acquisition de matériels ou d’aménagements nécessaires au maintien dans l’emploi ;

-Mobilisation des moyens appropriés pour faciliter l’accès à la formation des personnes handicapées : choix d’un hôtel situé au plus proche du lieu de formation ; remboursement intégral des frais de transports adaptés au handicap, etc. ;

-Attribution d’un CESU intégralement financé par l’entreprise, à hauteur de 1 500 €, par an, pour certaines prestations telles que le transport, les soins à domicile, l’aide ménagère ou la garde d’enfants ;

-Information des managers et des salariés sur le handicap et encouragement des démarches de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé.

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord. 

Abonnez-vous à notre lettre d'information