Les salariés proches aidants de TotalEnergies bénéficient d’un accompagnement renforcé

Auteur(e) : Maria Evdokia Liakopoulou

Dans le cadre du programme « Care Together », TotalEnergies entend permettre aux salariés de prendre soin de leur famille et de leurs proches tout en poursuivant leur activité professionnelle. Ainsi, les sociétés du Socle Social Commun de TotalEnergies et les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT et CAT concluent, le 3 juillet 2026, un accord à durée indéterminée relatif aux salariés proches aidants et au dispositif de don de jours. Dans un but de simplification et de meilleure lisibilité des droits, l’accord regroupe les mesures issues du précédent accord du 7 novembre 2023 relatif aux salariés proches aidants et le dispositif de don de jours de repos prévu par l’accord du 30 mars 2015, dont les dispositions sont intégralement remplacées.

Le tableau, ci-après, recense les principales mesures de l’accord : 

Accord relatif aux salariés proches aidants et au dispositif de don de jours au sein du socle social commun de TotalEnergies

Acteurs

- Maintien du dispositif du Care Manager, interlocuteur unique et indépendant assurant un accompagnement individuel et confidentiel des salariés aidants ou aidés :  fonction d’écoute face aux difficultés personnelles, familiales, psychologiques ou médicales ; coordination du parcours de vie de la personne aidée ; accompagnement des démarches administratives, sociales et financières ; orientation des salariés vers un prestataire pour la prise en charge des services concrets comme l’aide à domicile ou le portage de repas, dans la limite de 500 euros par période ; soutien psychologique accessible à tout moment via un prestaire.

- Maintient du Référent Proche Aidant assurée par le Référent Handicap ou son suppléant : référent dans chaque établissement chargé de promouvoir et de mettre en œuvre l’accord, de rencontrer les salariés concernés et de les orienter vers les interlocuteurs adaptés. Coordonnées diffusées sur l’intranet ou par affichage.

Organisation du travail

-Télétravail : suppression de la condition d’ancienneté pour les salariés éligibles au congé de proche aidant, de solidarité familiale ou de présence parentale ; possibilité de bénéficier, avec l’accord du manager, de trois jours de télétravail occasionnel par semaine, fractionnables par demi-journées, voire d’une période complémentaire définie avec celui-ci ; autorisation de télétravailler depuis le domicile de la personne aidée ; possibilité de bénéficier d’une semaine exceptionnelle de télétravail pour des événements soudains nécessitant la présence auprès d’un proche, puis de trois jours par semaine pendant les deux semaines suivantes. Tout refus du manager doit être motivé et la demande peut être renouvelée avec l’appui du médecin du travail ou du service social.

-Aménagement des horaires : possibilité d’organiser des horaires dérogatoires avec l’accord du responsable hiérarchique. Les salariés postés peuvent bénéficier de facilités de libération sans préavis, sous réserve de la disponibilité d’un remplaçant.

-Temps partiel et compte épargne-temps : possibilité de passer à temps partiel pour certaines situations familiales liées à la maladie ou au handicap, avec maintien des cotisations de retraite et de prévoyance sur une base à temps plein ; mobilisation possible du compte épargne-temps pour financer un congé légal d’aidance ou faire face à certaines situations d’invalidité.

-Groupes de parole : maintien des Cafés des Aidants ou de dispositifs similaires, organisés en présentiel ou à distance, avec possibilité pour les salariés de participer au groupe d’un autre établissement.

Maintien de la rémunération lors des congés

-Congé de proche aidant : maintien du salaire pendant 33 jours ouvrés, sous déduction de l’allocation journalière de proche aidant. Le droit peut être mobilisé pour quatre personnes aidées au maximum au cours de la carrière.

-Congé de solidarité familiale : maintien du salaire pendant 10 jours ouvrés, sous déduction de l’allocation correspondante ; renouvellement possible pour l’accompagnement d’une nouvelle personne aidée.

Congé de présence parentale : maintien du salaire pendant 155 jours ouvrés, sous déduction de l’allocation journalière de présence parentale ; renouvellement possible dans les conditions légales.

-Autres absences et congés rémunérées : dispositions spécifiques en cas d’hospitalisation d’un enfant mineur (quatre demi-journées rémunérées par période de sept jours consécutifs d’hospitalisation), d’hospitalisation du conjoint, partenaire de Pacs ou concubin lorsqu’un enfant mineur est présent au foyer (trois demi-journées rémunérées par période de sept jours consécutifs d’hospitalisation), pour accompagner un enfant en situation de handicap (cinq jours rémunérés l’année de la survenance du handicap et dix-huit demi-journées rémunérées par an pour ses examens ou traitements médicaux) ou pour apporter des soins au conjoint, partenaire de Pacs ou concubin atteint d’une affection grave ou incurable (aménagement des horaires, passage à temps partiel ou congé sans solde pouvant atteindre deux mois, avec maintien de 50 % de la rémunération lorsque le congé dure au moins un mois).

Refonte du don de jours

- Bénéficiaires : accès sans condition d’ancienneté pour les parents d’un enfant gravement malade, handicapé ou victime d’un accident grave, les salariés proches aidants éligibles à un congé d’aidance et les parents confrontés au décès d’un enfant ou d’une personne de moins de 25 ans à leur charge.

-Fonds Collectif de Solidarité : remplacement des appels aux dons par un fonds centralisant les jours donnés. Deux campagnes collectives sont organisées chaque année lorsque le fonds contient moins de 1 500 jours ; une campagne supplémentaire peut être ouverte sous le seuil de 300 jours et des campagnes individuelles restent possibles si les jours disponibles sont insuffisants.

-Modalités du don : tout salarié pourra donner jusqu’à cinq jours de repos par an, à l’exception des quatre premières semaines de congés payés. Le don est volontaire, anonyme, sans contrepartie et irrévocable. Le bénéficiaire intéressé doit adresser une demande au service social ou au Care Manager avec un certificat médical. Il peut se voir attribuer jusqu’à 50 jours par demande, avec possibilité de demandes successives. En cas d’urgence, le salarié peut s’absenter avant l’attribution définitive après en avoir informé son manager.

 

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord. 

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