Souhaitant protéger toujours mieux la santé et la sécurité de ses salariés, leur donner les moyens de réaliser un travail de qualité et favoriser leur fidélisation, les partenaires sociaux de La Poste renforcent leurs engagements en la matière. Ainsi, la direction et les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC et FO concluent, le 10 avril 2025, un accord d’une durée de deux ans, relatif à la qualité de vie et des conditions de travail. Cet accord, « volontairement synthétique, n’est pas un récapitulatif exhaustif des dispositifs déployés, mais il met l’accent sur des engagements considérés par les signataires comme déterminants pour obtenir de nouvelles avancées ».
Le tableau, ci-après, recense ses principales mesures.
Accord qualité de vie et conditions de travail | |
Collectif du travail | -favoriser l’expression collective et directe des salariés : Baromètre engagement annuel qui donne la parole aux salariés et dont les résultats permettent d’élaborer des plans d’amélioration de la QVCT et de prévention des risques psychosociaux ; -engager des échanges entre et dans les équipes : temps d'échange et de coopération via les Espaces de Discussion sur le Travail ; -reconnaissance d’un droit à la déconnexion ; -réunions du travail : choisir les lieux de réunion et de formation de manière à déplacer le moins de personnes possible ; prévenir les personnes 15 jours à l’avance pour les réunions qui impliquent un changement important d’horaires ; sauf exception, comme par ex. situation de crise, événement grave, etc.). |
Santé au travail et santé globale |
-développer le recours aux psychologues du travail : équipe de 3 psychologues du travail et un coordonnateur qui sera mise en place progressivement au niveau national pour apporter un soutien aux acteurs ; -faciliter l'accès aux spécialistes de la prévention des risques psychosociaux et de la santé mentale (DRH en territoire qui sont les référents harcèlement désignés par l’entreprise, Services de Prévention et de Santé au Travail, assistants sociaux, psychologues, médiateur de la vie au travail) : nouveaux supports de communication pour présenter l'ensemble des acteurs aux salariés ; -sensibiliser sur les risques de l'hyperconnexion et d’infobésité : actions pédagogiques auprès des salariés ; livrable sur les bonnes pratiques ; -lutter contre les incivilités/agressions : nouvelle formation déployée, analyse renforcée des incidents ; -renforcer le réseau de « bienveilleurs » en le portant à plus de 1000 : personnes volontaires chargées, dans les équipes de travail, de repérer et d’orienter les personnes en souffrance.
-ouverture de négociation en la matière concernant les salariés expérimentés dans les trois mois à l’issue de la transposition dans la loi de l’accord national interprofessionnel du 14 novembre 2024 ; -développement de l’analyse des maladies professionnelles, y compris celles hors tableaux ; -organisation de stages de découverte métiers dans les entités des métiers recruteurs pour les salariés volontaires de plus de 45 ans exerçant un des métiers sollicitants (manutention, exposition aux incivilités / agressions, travail de nuit) ; -déploiement d’une formation spécifique destinée aux Responsables RH en plates-formes courrier et colis de façon à ce qu'ils puissent accompagner les salariés travaillant de nuit dans l'utilisation des points acquis sur le Compte Professionnel de Prévention ; -réalisation d’un tour des espaces de travail au moins une fois par an par l'équipe managériale, suivi des opérations de rangement nécessaires.
-absences longues : rendez-vous de liaison proposé dès 30 jours d'absence, voire avant, puis a minima tous les mois. Il peut être proposé par le salarié lui-même ; -organisation d’un entretien par le responsable RH, en lien avec le manager, à partir de 3 absences pour repérer les éventuelles difficultés de la personne pour lesquelles l’entreprise aurait des solutions à proposer ; -favoriser le reclassement au sein du groupe : réception d’un document pratique à toute personne ayant un avis d’inaptitude lui permettant d’identifier les ressources et leviers sur lesquels s’appuyer ; information systématique du salarié sur les avancées de sa situation ; diffusion d’un guide pratique aux managers, à la filière RH et aux acteurs en soutien, sur la prévention et l’accompagnement des situations de reclassement ; dispense d’activité liée à une inaptitude, temporairement proposée, ne pouvant pas dépasser 3 mois, renouvelable une fois avec l’accord du salarié ; renforcement du fonctionnement des commissions de retour et maintien dans l’emploi pour accélérer les recherches de postes au sein du groupe et faciliter les évolutions interbranches par bassins d’emploi ; traitement des temps partiels thérapeutiques en CRME, en cas de difficultés d’aménagement.
-réalisation d’une communication sur « mon bilan prévention » ciblée selon les tranches d’âge ; -déploiement d’une communication spécifique sur la téléconsultation médicale ; -déploiement d’un plan d’action annuel de sensibilisation aux sujets de santé publique, qui pourra intégrer des propositions de dépistage ciblé. |
Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord.