L’attachement des cadres au télétravail se confirme selon l’Apec

Auteur·e : Maria Evdokia Liakopoulou

Alors que certaines entreprises envisagent un retour accru au présentiel, le télétravail reste largement ancré dans les pratiques professionnelles. Ainsi, en 2025, 89 % des entreprises n’ont pas modifié leur politique de télétravail et 94 % prévoient de la maintenir en 2026. Parallèlement, seules 2 % des entreprises ont augmenté le nombre de jours autorisés et 9 % ont réduit ou supprimé les jours de télétravail. Tels sont les principaux enseignements de l’étude « Regard des cadres et employeurs sur le télétravail », publiée par l’Apec le 12 mars 2026[1].

  • Une perception majoritairement positive du télétravail

Il ressort de l’étude que les employeurs continuent de voir des effets positifs du télétravail. Ainsi, 67 % des entreprises permettant le télétravail estiment que ce dispositif améliore la qualité de vie au travail et 45 % d’entre elles considèrent qu’il a un impact positif sur la productivité. En même temps, les entreprises sondées soulignent plusieurs risques qu’engendrait une réduction du télétravail, notamment des difficultés de recrutement (38%), une baisse d’engagement (33%) ou même des départs de salariés (23%).

Cette appréciation favorable est également très marquée chez les cadres, pour lesquels le télétravail est associé à « la liberté de choisir l’organisation et les méthodes de travail » (43 %) et « la possibilité de gérer ses horaires » (36 %). Selon l’étude, le dispositif est désormais devenu « un des piliers de l’identité cadre ». 

Dans ce contexte, une remise en cause du télétravail serait difficilement acceptée : 74 % des cadres se déclareraient mécontents si leur entreprise réduisait le nombre de jours de télétravail et 80 % si leur entreprise le supprimait. Plus significatif encore, si ce dernier cas se produisait, près d’un cadre télétravailleur sur deux envisagerait même de quitter son entreprise. 

  • Des évolutions à anticiper 

Près d’un cadre sur deux (47 %) pense que les modalités de gestion du télétravail pourraient évoluer en 2026, même si seules 13 % des entreprises envisagent effectivement de modifier ces règles dans les douze prochains mois. Pour les cadres, cette modification remettrait en cause l’autonomie et la flexibilité associée à leur statut : aujourd’hui, 61 % d'entre eux peuvent modifier leurs jours de télétravail chaque semaine, 47 % peuvent les changer en cas d’imprévu sans validation managériale et 75% les adaptent en fonction de leurs missions.

 

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’étude. 
 


[1] Sur la base d’une enquête en ligne réalisée auprès d’un échantillon de 2 000 cadres actifs du secteur privé en décembre 2025, et d’une enquête par téléphone auprès de 1 000 entreprises employant au moins 1 cadre en décembre 2025.

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