Dialogue social - Institut du travail - Université de Strasbourg https://www.dialogue-social.fr fr Dialogue social - Institut du travail - Université de Strasbourg Fri, 06 Feb 2026 19:28:30 +0100 Fri, 06 Feb 2026 19:28:30 +0100 TYPO3 EXT:news news-15342 Thu, 29 Jan 2026 09:30:00 +0100 Les RDV du dialogue social - Quelle place pour le handicap dans l’entreprise ? /actualites/actualite/les-rdv-du-dialogue-social-quelle-place-pour-le-handicap-dans-lentreprise Colloque en présentiel à Strasbourg Jeudi 29 janvier 2026, de 9h30 à 16h Amphithéâtre Frank de la Faculté de Chirurgie dentaire Robert Frank
8 rue Sainte Elisabeth
67000 Strasbourg

L'Institut Du Travail de l'Université de Strasbourg,

 

la Direction régionale de l'économie, l’emploi, du travail et des solidarités du Grand Est,

 

la Direction Départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités du Bas-Rhin

 

et l'Observatoire Départemental d'analyse et d'appui au Dialogue Social et à la négociation du Bas-Rhin

 

ont le plaisir de vous inviter à une journée thématique sur la place du handicap dans l'entreprise.

 

Bien que les membres de l’Observatoire départemental du dialogue social s’accordent sur l’importance majeure de l’inclusion des personnes en situation de handicap et reconnaissent la négociation collective comme un levier essentiel pour en faire progresser la prise en compte, force est de constater que de nombreuses entreprises ne sont toujours pas couvertes par un accord en faveur de l’emploi et du maintien dans l’emploi des salariés en situation de handicap.

Manque d’informations, de temps, de moyens ou d’outils : les raisons avancées à ce faible taux de couverture sont multiples.

Ce RDV du Dialogue Social sera l’occasion de dresser un état des lieux de la situation des personnes en situation de handicap dans l’emploi et de rappeler le cadre légal relatif à l’obligation de négocier sur ce champ.

Il permettra également de présenter les ressources mises à disposition des entreprises et, à partir d’exemples d’accords, de dégager les grandes lignes de ce que pourrait être un « bon accord handicap ». Une table ronde réunissant des représentants locaux des organisations syndicales et patronales, des négociateurs ou référents Handicap dans les entreprises et les branches, des représentants des instances oeuvrant dans ce champ ainsi que des universitaires permettra de croiser les analyses et de partager les bonnes pratiques.

Un cocktail-déjeunatoire est offert aux participants.

 

Programme détaillé sur : agenda-évènements à venir - https://www.dialogue-social.fr/ et  Colloques et séminaires organisés par l'Institut du travail de Strasbourg - Institut du travail - Université de Strasbourg (unistra.fr)

 

Pour aller plus loin, bibliographie de nos intervenants :

Défenseur des droits, 2025, Contribution à la mission d’évaluation de la loi du 11 février 2005 relative aux droits et à la citoyenneté des personnes handicapées,  https://www.defenseurdesdroits.fr

Défenseur des droits, 2025, Fiche n° 11 — Lutter contre les discriminations à l’égard des personnes en situation de handicap, https://www.defenseurdesdroits.fr

M. Boudinet, La théorie féministe au défi du handicap (dir. Collectif avec Célia Bouchet, Maryam Koushyar Soucasse, Gaëlle Larrieu, etc.), Paris, Cambourakis, 2025

M. Boudinet, Une dispense légitime de recherche d’emploi ? Les personnes handicapées et la norme d’emploi, Sociétés contemporaines, 2024, n° 134-135, p. 143-171

L. Joly, La vie professionnelle, in Droit du handicap, dir. Bernard Beignier, Bérénice de Bertier-Lestrade et Sarah Torricelli-Chrifi, LGDJ, décembre 2024.

Agefiph — « Tableau de bord 2024 : Emploi et chômage des personnes handicapées , https://www.agefiph.fr/actualites-handicap/tableau-de-bord-2024-emploi-et-chomage-des-personnes-handicapees?utm_source=chatgpt.com

M. Boudinet, Handicap, inégalités professionnelles et politiques d’emploi, dans l’ouvrage collectif Que sait‑on du travail ? (Presses de Sciences Po), 2023 (avec Célia Bouchet et Anne Revillard)

L.Joly, Rubrique Handicap, Répertoire de droit du travail, Encyclopédie Dalloz, fascicule refondu en juillet 2019, mis à jour en juillet 2023.

L. Joly, L'emploi des personnes handicapées entre discrimination et égalité — Thèse / ouvrage, Dalloz, 2015.

 

 

Demi-journée gratuite mais inscription obligatoire, via le lien "inscription" ci-dessous.

Cliquer sur le mot encadré -Inscription- tout en bas du message (Si  le mot encadré Inscription n'apparaît pas,  cliquez en haut du mail sur le message Si ce message ne s'affiche pas correctement, cliquez ici)

Les Rendez-vous du Dialogue Social sont organisés sous la responsabilité de Tiphaine Garat et Fabienne Tournadre.

Sites de l'Institut du travail : idt.unistra.fr et dialogue-social.fr

Linkendin : Institut du Travail Strasbourg

Inscription : https://applications.unistra.fr/invitation/inscription.php?inscription=oui&time=12122025105221

 

]]>
Agenda - Dialogue social
news-15370 Wed, 21 Jan 2026 18:52:34 +0100 La négociation collective en 2024 : continuités et évolutions /actualites/actualite/la-negociation-collective-en-2024-continuites-et-evolutions Malgré un contexte économique incertain, la négociation collective en France en 2024 reste globalement dynamique. Le volume des textes signés demeure élevé, même si un léger fléchissement par rapport aux pics de 2022-2023 est constaté. C’est ainsi que révèle le Bilan de la négociation collective 2024-Edition 2025, dévoilé par la Direction générale du travail (DGT) le 19 décembre 2025.

  • Négociation interprofessionnelle : deux Accords Nationaux Interprofessionnels (ANI) marquants

En 2024, l’activité interprofessionnelle est dynamique bien que légèrement plus contenue par rapport à l’année précédente. Ainsi, 11 textes ont été signés au niveau interprofessionnel, dont 10 au niveau national, contre 15 textes en 2023. Parmi les textes conclus, ce sont deux ANI signés le 14 novembre 2024 qui structurent ce niveau de négociation. Le premier ANI en faveur de l’emploi des salariés expérimentés s’articule autour de quatre priorités : mobiliser le dialogue social de branche et d’entreprise, préparer la deuxième partie de carrière, lever les freins au recrutement des demandeurs d’emploi seniors par la création d’un nouveau type de contrat à durée indéterminée et faciliter les aménagements de fin de carrière. Le deuxième ANI relatif à l’évolution du dialogue social vise à moderniser et renforcer les pratiques de dialogue social. Sa principale mesure concerne la suppression de la limite de trois mandats successifs pour les membres de la délégation du personnel au comité social et économique (CSE).

  • Négociation de branche : un retour aux dynamiques « classiques »

En 2024, la négociation collective de branche est restée active et structurée. Pourtant, un léger repli par rapport aux années précédentes s’observe : 1031 accords et avenants de branche ont été conclus en 2024, contre 22 en 2023 et 1495 en 2022. Cette diminution traduit un retour aux volumes plus habituels observées avant 2022, après les années d’activité exceptionnelle liée aux ajustements post-pandémiques et inflationnistes, nuance la DGT. Par ailleurs, « depuis au moins une quinzaine d’années, le volume de textes signés dépasse le millier d’accords alors que dans le même temps, le nombre de branches professionnelles a significativement diminué, passant de 700 à 230 environ », souligne-t-elle.

La négociation sur les salaires domine les thématiques abordées, bien qu’en retrait par rapport aux années précédentes. Ainsi, le nombre d’avenants salariaux passe de 526 en 2023 à 333 en 2024, revenant ainsi déjà des niveaux plus habituels. De même, le nombre total des textes ayant fait l’objet d’au moins un avenant salarial s’établit à 271 contre 372 en 2023, soit une baisse de 27 % . Selon le Bilan, cette diminution semble être notamment liée à la seconde revalorisation du SMIC qui est intervenue tard dans l’année (1er novembre 2024), laissant peu de temps aux branches pour faire aboutir leurs négociations salariales. D’autres éléments spécifiques à certaines branches, telle que la mise en place d’une grille unique de salaires minimums dans la métallurgie, ont aussi influencé le volume global d’accords salariaux infranationaux.

Les autres thèmes abordés par les textes conventionnels de branche en 2024 sont : l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes avec 209 textes en 2024 (293 en 2023), la retraite complémentaire et la prévoyance avec 186 textes (112 en 2023), le système et relèvement de primes (126 en 2024 contre 171 en 2023), la formation professionnelle et l’apprentissage (102 contre 94), les conditions de négociation et de conclusion des accords (58 contre 112), le temps de travail (44 contre 33), les classifications (38 contre 19) et les congés (29 contre 19).

Le Bilan confirme le rôle de l’État dans l’accompagnement actif de la négociation de branche en 2024. Ainsi, 61 branches professionnelles (contre 57 en 2023) ont négocié dans le cadre d’une commission mixte paritaire. Au total, 461 réunions ont été organisées dans ce même cadre, donnant lieu à 241 textes, dont 47 accords portant sur les salaires.

  • La négociation en entreprise confirme son poids dans le paysage social français

En 2024, la négociation collective en entreprise a donné lieu à 81 380 accords et avenants signés et enregistrés (soit une baisse de 4,2 % par rapport à 2023). Au total 104 250 textes de toute nature (accords, dénonciations, adhésions, etc.) ont été conclus et enregistrés (soit une baisse de 3,5 % par rapport à 2023).
Cette activité reste cependant élevée, bien au-dessus de celles observés avant la crise sanitaire et établit une tendance de moyen-long terme d’un dialogue social soutenu malgré des fluctuations annuelles. Cela étant, la négociation dans les petites entreprises de moins de 50 salariés enregistre une baisse légèrement plus marquée que celle observée à l’ensemble du niveau entreprise : 27 380 accords et avenants ont été conclus (soit - 6,4 % sur un an).

L'épargne salariale constitue le thème prédominant dans les entreprises, représentant à elle seule 45,6 % des textes signés (soit 37 140 accords et avenants, +5,3 points en un an). Le thème des salaires et primes engendre un niveau “record” en 2024 : 22,9 % (soit 18 630 accords, + 1,9 point sur un an). « Cette évolution s’inscrit dans un contexte d’inflation certes en baisse mais encore élevée, notamment en début d’année 2024 », explique la DGT. A égalité avec la thématique sur les salaires et primes se trouve celle du temps de travail, avec 18 630 accords également (22,9 % ; + 2,3 points). Elle est suivie de l’égalité professionnelle, avec 7 490 accords (9,2 % ; + 2,4 points), puis des conditions de travail avec 6 240 accords (7,7 % ; + 2 points). A contrario, c’est le thème du droit syndical et de la représentation du personnel qui enregistre la plus forte baisse : 6 530 accords et avenants, « soit davantage que la baisse de l’ensemble des accords et avenants (-3 610) », note la DGT. Il est intéressant par ailleurs de noter l’émergence progressive de l’intelligence artificielle dans la négociation collective tant de brache qu’en entreprise.

69,2 % des accords et avenants hors épargne salariale sont signés par des délégués syndicaux (-3,1 points par rapport à 2023). A l’inverse, 11,5 % des accords sont conclus par approbation des salariés à la majorité des deux tiers (+1,7 point). En parallèle, la configuration qui se rencontre dans les entreprises de moins de 50 salariés est toute autre : la proportion d’accords collectifs signés par des délégués syndicaux est de seuls 13,2 % des accords hors épargne salariale sont signés par des délégués syndicaux (-11,1 points sur 1 an), alors que les validations par référendum atteignent 45,4 % des textes (+6,9 points sur 1 an).

  • Focus spécial sur le dossier réalisé par l’Institut du travail de Strasbourg

Dans cette édition 2025 du Bilan, l’Institut du travail de Strasbourg figure parmi les contributaires qui enrichissent les analyses et perspectives présentées par le Bilan de la négociation collective. Le dixième dossier du Bilan intitulé « Télétravail : entre encadrement strict et outil de gestion des plus vulnérables. Les paradoxes d’un modèle normé »[1], présente les principaux résultats de l’étude réalisée par l’Institut du travail de Strasbourg pour la DGT, fondée sur l’analyse de 20 accords d’entreprise sur le télétravail signés en 2023-2024[2]. Il met en évidence les deux tendances majeures relevées par l’étude en matière de négociation collective sur le télétravail : la standardisation forte et rigoureuse du télétravail et son utilisation ciblée comme outil de maintien en emploi de salariés fragilisés.

Le dossier reprend les principales illustrations de ce télétravail standardisé et normé. Elles se réfèrent à une architecture commune que suivent les accords sur le télétravail (préambule; conditions d’accès ; modalités d’organisation ; dispositifs d’accompagnement ; règles de réversibilité ou de suspension), suivie d’une définition identique du télétravail, limitée dans les faits au télétravail à domicile, les autres formes (nomade, télé-centre) étant absentes ou explicitement exclues. A cette homogénéité structurelle, s’ajoute un encadrement strict de ses modalités concrètes : une éligibilité fondée sur des critères techniques (poste compatible, autonomie, équipements, connexion internet) et contractuels (ancienneté, type de contrat, souvent réservé aux CDI) ; un lieu de travail quasi exclusivement fixé sur le domicile principal (avec quelques dérogations prévoyant le second domicile, le coworking, etc.) ; une fréquence limitée en moyenne à 2 jours par semaine (le télétravail à temps plein n’étant prévu par aucun accord, sauf raisons médicales) ; une organisation du temps à des plages horaires de disponibilité imposées, proches des horaires de bureau. Il en ressort que télétravail « s’inscrit dans la logique du salariat fondée sur la subordination juridique, l’encadrement et la régulation. Loin d’être une innovation managériale, il s’installe comme une adaptation contrôlée».

Ensuite, le dossier décrit le phénomène de l’utilisation de plus en plus marquée du télétravail comme un outil de gestion des salariés en situation de fragilité. Il fait un tour des dispositifs spécifiques des accords télétravail analysés, pour les travailleurs en situation de handicap, les salariées enceintes et les salariés aidants, « qui vont souvent au-delà des obligations légales et intègrent t d’autres publics comme les parents, les seniors ou les salariés malades ». In en ressort un objectif de maintien en emploi et de prévention de la désinsertion professionnelle, en articulant santé au travail et continuité de l’activité. Pourtant, ce télétravail ‘’protecteur’’ comporte aussi des enjeux et des risques, nuance le texte. Il démontre qu’il s’agit finalement d’un dispositif « relatif et conditionné, soumis dans la quasi-totalité des cas, à un accord de la hiérarchie ou à la production de justificatifs médicaux ». Il pointe, par ailleurs, un risque d’invisibilisation des salariés fragilisés : l’éloignement du collectif de travail expose ces salariés à des risques accrus d’isolement et d’invisibilisation, d’autant que les dispositifs de prévention, de suivi managérial et de prise en compte de la santé mentale demeurent limités. Le texte invite ainsi à dépasser cette approche au profit de garanties collectives plus équitables, afin de concilier flexibilité, protection et cohésion des collectifs de travail.

Vous trouverez, ci-après l’intégralité du Bilan de la négociation collective 2024 - édition 2025, ainsi que du Dossier 10 « Télétravail : entre encadrement strict et outil de gestion des plus vulnérables. Les paradoxes d’un modèle normé ».

 

[1] Dossier réalisé par Michèle Forté, maître de conférences en économie, et Tiphaine Garat, juriste en droit social, Institut du travail, Université de Strasbourg.

[2] Michèle Forté, Tiphaine Garat, Maria-Evdokia Liakopoulou, Analyse transversale d’accords sur le télétravail. La fin du télétravail exceptionnel, Étude réalisée par l’Institut du travail de Strasbourg pour la DGT, décembre, 2024 ; en ligne  https://www.dialogue-social.fr/articles-par-themes/article/analyse-transversale-daccords -sur-le-teletravail

 

 

]]>
Acteurs et instances Syndicats Instances repésentatives du personnel
news-15349 Tue, 20 Jan 2026 09:00:00 +0100 Les Rendez-Vous du Dialogue social - Négocier l'égalité professionnelle /actualites/actualite/les-rendez-vous-du-dialogue-social-negocier-legalite-professionnelle Conférence en présentiel à Châlons-en-Champagne Mardi 20 janvier 2026, de 9h à 12h Hôtel particulier Le jardin d'hiver
45 rue Léon Bourgeois
Châlons-en-Champagne

L'Institut du travail de Strasbourg et la DREETS Grand Est

 

ont le plaisir de vous inviter à un RDV du dialogue social, animé par Tiphaine Garat, juriste et Fabienne Tournadre, économiste, à l'Institut du travail de Strasbourg.

 

L’égalité entre les femmes et les hommes demeure un enjeu majeur du monde du travail. Si chacun reconnaît aujourd’hui la négociation collective comme un levier essentiel pour faire progresser cette égalité, de nombreuses entreprises ne sont pas encore couvertes par un accord ou un plan d’action en la matière.
Manque d’informations, de temps, ou d’outils adaptés : les freins sont nombreux.

Ce Rendez-vous du Dialogue Social sera l’occasion de faire le point sur l’état des inégalités professionnelles, de rappeler le cadre légal de l’obligation de négocier, de présenter les outils mis à la disposition des acteurs de l’entreprise pour avancer concrètement et de présenter plusieurs exemples d'accords signés sur cette thématique.

 

 

Demi-journée gratuite mais inscription obligatoire, via le lien "inscription" ci-dessous.

Cliquer sur le mot encadré -Inscription- tout en bas du message (Si  le mot encadré Inscription n'apparaît pas,  cliquez en haut du mail sur le message Si ce message ne s'affiche pas correctement, cliquez ici)

Les Rendez-vous du Dialogue Social sont organisés sous la responsabilité de Tiphaine Garat et Fabienne Tournadre.

Inscriptionhttps://applications.unistra.fr/invitation/inscription.php?inscription=oui&time=02122025160331

]]>
Agenda - Dialogue social
news-15367 Thu, 15 Jan 2026 17:01:00 +0100 La Poste entend franchir un nouveau cap dans la qualité de vie et des conditions de travail /actualites/actualite/la-poste-entend-franchir-un-nouveau-cap-dans-la-qualite-de-vie-et-des-conditions-de-travail Souhaitant protéger toujours mieux la santé et la sécurité de ses salariés, leur donner les moyens de réaliser un travail de qualité et favoriser leur fidélisation, les partenaires sociaux de La Poste renforcent leurs engagements en la matière. Ainsi, la direction et les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC et FO concluent, le 10 avril 2025, un accord d’une durée de deux ans, relatif à la qualité de vie et des conditions de travail. Cet accord, « volontairement synthétique, n’est pas un récapitulatif exhaustif des dispositifs déployés, mais il met l’accent sur des engagements considérés par les signataires comme déterminants pour obtenir de nouvelles avancées ».

Le tableau, ci-après, recense ses principales mesures.

Accord qualité de vie et conditions de travail

Collectif du travail

-favoriser l’expression collective et directe des salariés : Baromètre engagement annuel qui donne la parole aux salariés et dont les résultats permettent d’élaborer des plans d’amélioration de la QVCT et de prévention des risques psychosociaux ;

-engager des échanges entre et dans les équipes : temps d'échange et de coopération via les Espaces de Discussion sur le Travail ;

-reconnaissance d’un droit à la déconnexion ;

-réunions du travail : choisir les lieux de réunion et de formation de manière à déplacer le moins de personnes possible ; prévenir les personnes 15 jours à l’avance pour les réunions qui impliquent un changement important d’horaires ; sauf exception, comme par ex. situation de crise, événement grave, etc.).

Santé au travail et santé globale

  • Prevention des RPS

-développer le recours aux psychologues du travail : équipe de 3 psychologues du travail et un coordonnateur qui sera mise en place progressivement au niveau national pour apporter un soutien aux acteurs ;

-faciliter l'accès aux spécialistes de la prévention des risques psychosociaux et de la santé mentale (DRH en territoire qui sont les référents harcèlement désignés par l’entreprise, Services de Prévention et de Santé au Travail, assistants sociaux, psychologues, médiateur de la vie au travail) : nouveaux supports de communication pour présenter l'ensemble des acteurs aux salariés ;

-sensibiliser sur les risques de l'hyperconnexion et d’infobésité : actions pédagogiques auprès des salariés ; livrable sur les bonnes pratiques ;

-lutter contre les incivilités/agressions : nouvelle formation déployée, analyse renforcée des incidents ;

-renforcer le réseau de « bienveilleurs » en le portant à plus de 1000 : personnes volontaires chargées, dans les équipes de travail, de repérer et d’orienter les personnes en souffrance.

  • Prevention de la pénibilité et la soutenabilité du travail

-ouverture de négociation en la matière concernant les salariés expérimentés dans les trois mois à l’issue de la transposition dans la loi de l’accord national interprofessionnel du 14 novembre 2024 ;

-développement de l’analyse des maladies professionnelles, y compris celles hors tableaux ;

-organisation de stages de découverte métiers dans les entités des métiers recruteurs pour les salariés volontaires de plus de 45 ans exerçant un des métiers sollicitants (manutention, exposition aux incivilités / agressions, travail de nuit) ;

-déploiement d’une formation spécifique destinée aux Responsables RH en plates-formes courrier et colis de façon à ce qu'ils puissent accompagner les salariés travaillant de nuit dans l'utilisation des points acquis sur le Compte Professionnel de Prévention ;

-réalisation d’un tour des espaces de travail au moins une fois par an par l'équipe managériale, suivi des opérations de rangement nécessaires.

  • Maintien dans l’emploi des salariés rencontrant un problème de santé

-absences longues : rendez-vous de liaison proposé dès 30 jours d'absence, voire avant, puis a minima tous les mois. Il peut être proposé par le salarié lui-même ;

-organisation d’un entretien par le responsable RH, en lien avec le manager, à partir de 3 absences pour repérer les éventuelles difficultés de la personne pour lesquelles l’entreprise aurait des solutions à proposer ;

-favoriser le reclassement au sein du groupe : réception d’un document pratique à toute personne ayant un avis d’inaptitude lui permettant d’identifier les ressources et leviers sur lesquels s’appuyer ; information systématique du salarié sur les  avancées de sa situation ; diffusion d’un guide pratique aux managers, à la filière RH et aux acteurs en soutien, sur la prévention et l’accompagnement des situations de reclassement ; dispense d’activité liée à une inaptitude, temporairement proposée, ne pouvant pas dépasser 3 mois, renouvelable une fois avec l’accord du salarié ; renforcement du fonctionnement des commissions de retour et maintien dans l’emploi pour  accélérer les recherches de postes au sein du groupe et faciliter les évolutions interbranches par bassins d’emploi ; traitement des temps partiels thérapeutiques en CRME, en cas de difficultés d’aménagement.

  • Accompagner l’approche « santé globale » (interaction entre santé personnelle et santé au travail)

-réalisation d’une communication sur « mon bilan prévention » ciblée selon les tranches d’âge ;

-déploiement d’une communication spécifique sur la téléconsultation médicale ;

-déploiement d’un plan d’action annuel de sensibilisation aux sujets de santé publique, qui pourra intégrer des propositions de dépistage ciblé.

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord.

]]>
Qualité de vie au travail Conditions du travail
news-15366 Wed, 14 Jan 2026 16:17:56 +0100 Le CSE peut recourir à une expertise en cas de projet conduisant à augmenter l’amplitude horaire de travail /actualites/actualite/le-cse-peut-recourir-a-une-expertise-en-cas-de-projet-conduisant-a-augmenter-lamplitude-horaire-de-travail La modification des horaires de travail conduisant à faire travailler un nombre considérable de salariés aux heures les plus chaudes de la journée constitue un projet important qui justifie le recours du comité social et économique (CSE) à une expertise pour en évaluer les risques. C’est ainsi que juge la Cour de Cassation dans un arrêt rendu le 17 décembre 2025.

Pour rappel :

Le comité social et économique peut faire appel à un expert habilité dans des conditions prévues par décret en Conseil d'Etat :

1° Lorsqu'un risque grave, identifié et actuel, révélé ou non par un accident du travail, une maladie professionnelle ou à caractère professionnel est constaté dans l'établissement ;

2° En cas d'introduction de nouvelles technologies ou de projet important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail, prévus au 4° du II de l'article L. 2312-8 ;

3° Dans les entreprises d'au moins trois cents salariés, en vue de préparer la négociation sur l'égalité professionnelle.

En l’espèce, l’employeur et les organisations syndicales d’une entreprise du secteur naval signent un protocole d’accord qui aménage les horaires spécifiques des ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise pour chaque établissement. Il décale le début de la plage de travail du matin de 45 minutes (de 6h30 à 7h15) et la fin de la plage d'après-midi de 35 minutes (de 13h55 à 14h30). Le CSE en étant informé et consulté sur ce sujet, il a décidé de recourir à une expertise en considérant que cette modification « était un aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail ». La société a saisi le tribunal judiciaire afin d'annuler cette délibération.

Or, les premiers juges rejettent cette demande, en considérant qu’il s’agissait bien d’un projet important puisqu’il « conduisait à faire travailler les personnels aux heures les plus chaudes avec un retour à bord et non plus en atelier » et aussi car « il avait des répercussions sur un nombre considérable de salariés et de navires » (11 navires et plus de 1000 salariés).

La société se pourvoit ainsi en cassation. La Haute juridiction confirme cependant l’argumentation des premiers juges. Tout en rappelant les dispositions de l’article L.2315-94 du Code du travail, elle considère que le CSE pouvait recourir à une expertise au vu de l’importance du projet. La Cour s’intéresse à l’effet de cette modification des horaires et aux incidences qu’elle avait sur la santé et la sécurité ou les conditions du travail d’un grand nombre de salariés.

Cass. Soc., Pourvoi n° 24-17.170

 

]]>
Qualité de vie au travail Conditions du travail
news-15356 Tue, 13 Jan 2026 16:35:17 +0100 Monoprix mise sur le « bien-vivre » des ses salariés /actualites/actualite/monoprix-mise-sur-le-bien-vivre-des-ses-salaries Convaincus que « l’amélioration des conditions de travail, est un des principaux facteurs de développement du bien-être tant individuel que collectif des salariés, au service de la performance globale et durable de l’entreprise et de la satisfaction de sa clientèle », les partenaires sociaux de Monoprix renforcent leurs engagements en la matière. Ainsi, la direction de l’UES et les organisations syndicales CFDT et CFE-CGC concluent, le 27 juin 2025, un accord d'une durée de deux ans sur le bien vivre à Monoprix, portant amélioration des conditions de travail des salariés.

Outre les mesures qui comporte, l’accord initie la nouveauté du « magasin socle », servant de référence pour tester au plus près des acteurs des innovations avant leur déploiement éventuel sur d'autres magasins ou au siège. Ces dispositifs d’innovation testés peuvent inclure de nouveaux matériels, des formations, des nouvelles technologies, de nouvelles pratiques, des dispositifs sur le soutien à la santé physique et mentale.

Pour l’ensemble des dispositifs prévus par l’accord, un budget spécifique de 700 000 euros est alloué sur la durée de l’accord, réparti comme ainsi : 200 000 € pour 2025 ; 250 000 € pour 2026 ; et 250 000 € pour 2027.

Le tableau, ci-après, recense les principales mesures de l’accord.

Accord Bien vivre à Monoprix - Innovation sociale & conditions de travail

Lutte contre les RPS

  • Prevention

-pôle d’assistantes sociales  exerçant un rôle d’accompagnement des salariés et un rôle de facilitateur  travaillant avec plusieurs partenaires (direction, responsables RH, mission handicap, représentants du personnel, médecins du travail, Caisses d’allocations familiales, Sécurité sociale, mairies, etc.) ;

-mise à disposition d’une cellule d’accompagnement psychologique individuel, proposant une ligne d’écoute 7j/7 et 24h/24 avec une prise en charge assurée par des psychologues ;

-formation/sensibilisation : des DRH et des managers à la détection et à la gestion des situations de risques psychosociaux ; e-learning à disposition de l’ensemble des collaborateurs qui le souhaitent ;

-dispositif d’accompagnement assuré par un cabinet expert externe en cas d’évènements traumatiques majeurs, tels que braquage, décès, violences internes ou externes, événements professionnels impactant type conflits, harcèlement, etc. ;

-séance coaching express : destiné aux directeurs et managers pour résoudre ces problématiques ;

-lutte contre les incivilités : formation/sensibilisation, guides dédiés, etc.

  • Evaluation

-mise à jour annuelle du document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), en cas de « décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail », et « lorsqu’une information supplémentaire intéressant l’évaluation d’un risque dans une unité de travail est recueillie » ;

-démarche participative et concertée : implication des comités sociaux et économiques d’établissement (CSEE) et des services de santé et de sécurité au travail dans la mise en place et le suivi des mesures collectives de prévention des risques ; sensibilisation, communication et formation autour des risques professionnels ;

-maintien des outils permettant de faire un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail de chaque établissement et d’élaborer un programme annuel de prévention.

Lutte contre les TMS

  • Prevention

-la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS) fait l’objet d’une attention particulière dans l’évaluation des risques professionnels et dans la construction de programmes de prévention ;

-point spécifique mis à l’ordre du jour des CSEE concernés par la démarche TMS PRO, une fois par an et accompagné d’un bilan communiqué par le département des conditions de travail ;

-programme de prévention individuelle et autonome aux gestes et postures : Kit d’animation pour les directeurs et les managers ; webinaire mensuel ; livret digitalisé.

Equipements de protection individuelle et matériels

-poursuite des référencements d’EPI et de matériels adaptés et innovants ;

-garantie de la disponibilité des EPI et matériels (suivi des achats annuels) ;

-sensibilisation aux bonnes règles d’usage et de port des EPI et matériels selon l’activité/métier (plaquettes d’information, guides, affiches, etc.) ;

- mise à disposition du matériel en fonction des besoins identifiés.

Formation/sensibilisation/communication

-formation obligatoire pour les nouveaux directeurs ou managers de magasin ;

-sensibilisation aux gestes et postures pour les nouveaux embauchés ;

-mise à disposition d’outils pédagogiques sur les fondamentaux de la prévention des risques professionnels aux membres des CSEE et de la commission santé, sécurité et conditions de travail centrale (CSSCTC) et du comité social et économique central (CSEC) ;

-état des lieux de la répartition des sauveteurs secouristes au sein des établissement ;

-plan de communication sur la prévention des risques et la santé sécurité au travail ;

-mise à disposition d’un livret reprenant les différents dispositifs de l’accord.

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord.

 

]]>
Qualité de vie au travail Conditions du travail
news-15347 Tue, 13 Jan 2026 09:00:00 +0100 Les Rendez-Vous du dialogue social : Conférence en présentiel à Strasbourg - La discrimination syndicale /actualites/actualite/les-rendez-vous-du-dialogue-social-conference-en-presentiel-a-strasbourg-la-discrimination-syndicale La discrimination syndicale

Les Rendez-Vous du Dialogue social - conférence en présentiel à Strasbourg

Mardi 13 janvier 2026, de 9h à 12h (report de la conférence du 18/9/25)

Amphithéâtre Beretz - Présidence de l'université - 20A Rue René Descartes - Strasbourg

L'Institut du travail de Strasbourg et la DREETS Grand Est

ont le plaisir de vous inviter à ce RDV du dialogue social en présentiel à Strasbourg, animé par Thomas Breda, professeur associé à l’École d’économie de Paris et chargé de recherche au CNRS.

Il est également responsable du programme Travail et emploi à l’Institut des politiques publiques (IPP).

Au cours de ce RDV du Dialogue Social, Thomas Breda analysera comment les délégués syndicaux peuvent contribuer à un dialogue social plus équilibré et efficace, mais aussi dans certains cas être victimes de discriminations. Ses travaux montrent que la démocratie au travail peut améliorer la qualité du dialogue social. 

 

Pour aller plus loin sur ce thème :

- Chapitre 5 - La démocratie du travail. Philippe Askenazy et Thomas Breda, in Gouverner - La démocratie, un enjeu crucial, coord. Claudia Senik et Philippe Askenazy, édition Odile Jacob, octobre 2024.

- Que sait-on du travail ?, coord. Bruno Pallier, Presses  Sciences po :  www.sciencespo.fr/liepp/fr/content/le-lean-la-francaise-manample-de-.htmlgement-technocratique-et-faiblesse-du-dialogue-social-l-exe.

- Les représentants du personnel. Thomas Breda, Presses  Sciences po.

Conférence gratuite mais inscription obligatoire, via le lien "inscription" ci-dessous.

 

]]>
Agenda - Dialogue social
news-15350 Tue, 13 Jan 2026 09:00:00 +0100 Les Rendez-Vous du Dialogue social - Conférence en présentiel à Strasbourg - La discrimination syndicale /actualites/actualite/les-rendez-vous-du-dialogue-social-conference-en-presentiel-a-strasbourg-la-discrimination-syndicale-1 La discrimination syndicale

Les Rendez-Vous du Dialogue social - conférence en présentiel à Strasbourg

Mardi 13 janvier 2026, de 9h à 12h (report de la conférence du 18/9/25)

Amphithéâtre Beretz - Présidence de l'université - 20A Rue René Descartes - Strasbourg

L'Institut du travail de Strasbourg et la DREETS Grand Est ont le plaisir de vous inviter à ce RDV du dialogue social en présentiel à Strasbourg, animé par Thomas Breda, professeur associé à l’École d’économie de Paris et chargé de recherche au CNRS.

Il est également responsable du programme Travail et emploi à l’Institut des politiques publiques (IPP).

Au cours de ce RDV du Dialogue Social, Thomas Breda analysera comment les délégués syndicaux peuvent contribuer à un dialogue social plus équilibré et efficace, mais aussi dans certains cas être victimes de discriminations. Ses travaux montrent que la démocratie au travail peut améliorer la qualité du dialogue social. 

 

Pour aller plus loin sur ce thème :

- Chapitre 5 - La démocratie du travail. Philippe Askenazy et Thomas Breda, in Gouverner - La démocratie, un enjeu crucial, coord. Claudia Senik et Philippe Askenazy, édition Odile Jacob, octobre 2024.

- Que sait-on du travail ?, coord. Bruno Pallier, Presses  Sciences po :  www.sciencespo.fr/liepp/fr/content/le-lean-la-francaise-manample-de-.htmlgement-technocratique-et-faiblesse-du-dialogue-social-l-exe.

- Les représentants du personnel. Thomas Breda, Presses  Sciences po.

Conférence gratuite mais inscription obligatoire, via le lien "inscription" ci-dessous.

 

]]>
news-15355 Mon, 12 Jan 2026 18:28:01 +0100 La CAF de l’Ardèche offre une plus grande flexibilité à son personnel en levant les plages horaires fixes /actualites/actualite/la-caf-de-lardeche-offre-une-plus-grande-flexibilite-a-son-personnel-en-levant-les-plages-horaires-fixes La Caisse d’allocations familiales (CAF) de l’Ardèche expérimente une nouvelle formule d’organisation du travail incluant une exception au principe des plages horaire fixes de travail. A ce titre, un accord collectif a été conclu, le 14 octobre 2025, avec la CFDT et FO. Applicable à compter du 1er janvier 2026, l’accord a été conclu pour une durée de six mois. Pourtant, sous réserve d’un bilan positif, l’expérimentation pourra se poursuivre jusqu’au 31 décembre 2026.

Protocole d’accord relatif à l’expérimentation d’une nouvelle organisation du travail à la Caf de l’Ardèche

Eligibilité

-Agents en CDI ou CDD de plus de 6 mois, y compris les agents à temps partiels dont le temps de travail peut être décompté sur une journée supérieure à 5h ;

-Agents des services patrimoine/logistique et informatique, sous condition d’assurer la présence d’au moins une personne sur l’amplitude de la journée de travail (8h00/12h00 - 13h00/16h30).

Sont exclus : les apprentis et alternants ; les agents de la plateforme de services de la CAF dont la présence est obligatoire pour l’accueil téléphonique ; les agents de direction et les managers au forfait.

Organisation du temps de travail

  • Plages horaires du travail

L’accord supprime les plages horaires fixes (9h00-11h30/14h 00-16h00) et variables (7h30-9h00/11h30-14h00/16h00-18h00).

La durée minimum de travail est fixée à 5 heures par jour, fractionnables, en respectant les conditions suivantes : au moins 1h30 le matin entre 7h30 et 13h, et au moins 1h30 l’après-midi entre 13h et 18h.

L’amplitude horaire d’une journée de travail reste inchangée : 7h30-18h00.

La pause méridienne d’un minimum de 35 minutes reste en vigueur et doit être prise entre 11 h 30 et 14 h 00.

  • Continuité du service

-L’expérimentation ne peut pas engendrer une interruption de travail en cas de posture d’accueil ou pour des activités nécessitant une continuité de service sauf accord de l’encadrement ;

- L’agent doit prévenir son manager pour toute interruption de travail en cours de journée ;

- Maintient des règles habituelles de badgeage avec un suivi des compteurs de manière hebdomadaire.

-Suppression du crédit de 12 heures que le salarié peut accumuler sur son compteur (au-delà des heures contractuelles) en contrepartie de la souplesse accordée. Cependant, il sera possible de récupérer 1/2 journée (dans le respect d’être à +4h maximum au compteur), 1 fois tous les deux mois.

Fin du dispositif

En cas de non atteinte des indicateurs individuels ou collectifs (évalués après 2 mois d’expérimentation) ou de difficulté de pilotage/continuité de l’activité, l’employeur peut décider de mettre fin à cette organisation du temps de travail, moyennant un délai de prévenance de l’agent d’une semaine (une semaine supplémentaire en cas de contrainte forte d’organisation personnelle).

L’agent peut aussi mettre fin au dispositif à tout moment par simple mail

 

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord.

]]>
Qualité de vie au travail Organisation du travail
news-15348 Thu, 08 Jan 2026 13:32:50 +0100 Becton Dickinson France limite le recours au télétravail /actualites/actualite/becton-dickinson-france-limite-le-recours-au-teletravail « Nous croyons vraiment que nous donnons le meilleur lorsque nous résolvons des problèmes complexes en personne plutôt qu’à distance, surtout pour les problèmes aussi importants que ceux du secteur médical et au rythme exigé par le monde hautement compétitif d’aujourd’hui ». C’est sur la base de cette justification que les partenaires sociaux de Becton Dickinson France limitent le recours au télétravail à un seul jour par semaine (au lieu de trois jours maximum actuellement). Pour permettre aux salariés de s’adapter à cette nouvelle réalité, la direction et les organisations syndicales CFDT et CFTC adoptent, le 1er octobre 2025, un nouvel accord en la matière, qui prévoit une période transitoire de huit mois.

Vous trouverez, ci-après, une synthèse des principales mesures prévues dans l’accord :

Accord relatif au télétravail

Conditions d’accès au télétravail

(télétravail régulier)

  • Eligibilité
    • Salariés concernés

-Salariés en CDI, CDD ainsi que le personnel mis à disposition

-dont la durée du travail est d’au moins 50 %

-sans condition d’ancienneté, le manager pouvant tout de même, reporter la possibilité de télétravailler pour tout nouvel embauché

-et disposant des aptitudes suivantes : occupation d’un poste pouvant être exercé à distance et restant compatible avec le bon fonctionnement du service; autonomie dans l’exercice de leurs missions ; lieu et équipement de travail adapté au télétravail (assurance multirisque habitation comprise).

Le télétravail est aussi possible pour les alternants et les stagiaires de plus de 5 mois, soumis à l’appréciation du manager en fonction de l’autonomie de l’intéressé.

Sont exclus du dispositif les salariés itinérants (ex. « field », commerciaux, ingénieurs des services techniques…) et les cadres dirigeants.

    • Activités concernées

Ne sont donc pas éligibles au télétravail les activités qui requièrent d’être exercées physiquement et de manière permanente dans les locaux de l’entreprise.

Toutefois, le télétravail ponctuel peut être sollicité dans ces cas.  

Mise en œuvre du télétravail

  • Demande

Le salarié volontaire échange avec son manager. Celui-ci, peut refuser le télétravail, et ce refus doit être motivé. Dans ce cas, le service RH en charge du département concerné étudiera, les raisons du refus, et confirme le cas échéant la décision dans un délai d’un mois.

  • Fréquence et temps de travail

- du 1er février 2026 au 1er octobre 2026 : possibilité de 2 jours par semaine dont un jour sera fixé le vendredi et l’autre selon les modalités définies avec le manager.

- à compter du 1er octobre 2026 : un jour de télétravail hebdomadaire maximum, pris le vendredi. En cas d’impératif collectif le management réserve la possibilité de solliciter la présence sur site le vendredi.

Exception : les salariés à temps partiel ou forfaits- jours réduits, peuvent, dans l’hypothèse où ils sont de repos le vendredi, envisager le télétravail le lundi.

Cas spécifiques :

-salariées enceintes : jusqu’à trois jours par semaine pour celles travaillant à temps complet peuvent, dans les trois mois précédant le début du congé maternité et deux jours pour celles à temps partiel ou forfait-jours réduit de plus de 50 %.

-salariés de retour de congé maternité, paternité et/ou d’adoption : jusqu’à trois jours par semaine pendant deux mois consécutifs dès la reprise.

-salariés aidants : jusqu’à deux jours par semaine, fractionnables par demi-journée.

-raisons de santé : télétravail sur indication médicale pour toute la durée prévue par le médecin.

-pour les fonctions rattachées majoritairement à BD Europe Holdings étant en interactions permanentes avec les équipes européennes qui ne sont pas localisées sur site français, pour la plupart : « full remote » (5 jours de télétravail).

- salariés résidant à plus de 80 kilomètres du site de rattachement : des aménagements spécifiques pourront être envisagés, tels que le maintien d’une organisation en télétravail sur la base de trois jours dont le vendredi

- événement exceptionnel et ponctuel (par exemple, urgence domestique nécessitant une présence à domicile, grève des transports ou des écoles, etc.) : des jours de télétravail pourront être accordés avec l’accord du manager.

-un télétravail exceptionnel peut être mis en place en cas de menace d’épidémie, d’épisode de pollution ou en cas de force majeure.

  • Lieu de travail 

Le télétravail s’effectue au lieu de résidence habituelle du salarié en France. Toutefois, il pourra ponctuellement être exercé dans un tiers-lieu situé en France métropolitaine si celui-ci remplit les conditions exigées.

Accompagnement

  • Equipement

L’entreprise met à disposition de chaque salarié un écran de 24 pouces et/ou une chaise de bureau, un clavier standard filaire, une souris standard filaire, un chargeur d’ordinateur et un casque filaire.

  • Indemnités

-indemnité forfaitaire de 2,70 € pour chaque journée effectivement télétravaillée ;

-indemnité panier-repas de 2,20 € pour ceux qui ne bénéficient pas de titres-restaurants dans la limite de trois jours d’indemnisation par semaine.

-indemnité spécifique « full remote » de 59,40€ par mois à pour les salariés éligibles à cette forme de télétravail.

Fin du dispositif

  • Réversibilité

Le télétravailleur et l’employeur peuvent mettre fin au télétravail par écrit, sous respect d’un délai de prévenance d'un mois.

Le télétravail « full remote » ne peut être mis fin qu’déjà l’initiative du salarié, sous réserve d’en informer l’employeur par écrit et de respecter un délai de prévenance d’un mois.

 

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord.

]]>
Qualité de vie au travail Organisation du travail
news-15239 Wed, 31 Dec 2025 09:00:00 +0100 Nouvelle publication : Analyse transversale d'accords sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes /actualites/actualite/publication-dune-analyse-transversale-daccords-sur-legalite-professionnelle-entre-les-femmes-et-les-hommes A travers l’étude de 24 accords collectifs d’entreprise synthétisés et analysés sur le site Dialogue social en 2023 et 2024, l'Institut du travail de Strasbourg, dans le cadre d'un partenariat avec la Direction Générale du Travail, propose de faire un point d’étape sur la manière dont les partenaires sociaux se saisissent du thème de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Fait-il l’objet d’une négociation distincte ou est-il abordé en même temps que la négociation sur la QVCT ? Quelles sont les principales dispositions de ces accords ? Comprennent-ils des thématiques autres que celles imposées par la loi ? Y-a-t-il des thèmes émergents qui font l’objet d’accords spécifiques?
Ces questions sont abordées dans cette étude et mises en perspective avec les résultats des études que l'Institut a déjà menées sur ce thème.

]]>
Agenda - Dialogue social Égalité professionnelle F/H
news-15240 Wed, 31 Dec 2025 09:00:00 +0100 Nouvelle publication : Analyse transversale d'accords sur le télétravail /actualites/actualite/publication-dune-analyse-transversale-daccords-sur-le-teletravail A travers l’étude de 20 accords collectifs d’entreprise synthétisés et analysés sur le site Dialogue social en 2023 et 2024, l'Institut du travail de Strasbourg, dans le cadre d'un partenariat avec la Direction Générale du Travail, propose de faire un point d’étape sur la manière dont les partenaires sociaux se saisissent du thème de télétravail.

]]>
Agenda - Dialogue social Organisation du travail
news-15288 Thu, 11 Dec 2025 09:00:00 +0100 Les Rendez-Vous du Dialogue social - Accords et désaccords collectifs : vers une nouvelle partition contentieuse ? /actualites/actualite/les-rendez-vous-du-dialogue-social-accords-et-desaccords-collectifs-vers-une-nouvelle-partition-contentieuse Conférence en présentiel à Strasbourg Jeudi 11 décembre 2025, de 9h à 12h Présidence de l'Université de Strasbourg - amphithéatre Alain Béretz
20A Rue René Descartes
67000 Strasbourg

L'Institut du travail de Strasbourg et la DREETS Grand Est

 

ont le plaisir de vous inviter à une conférence en présentiel animée par Lucas Bento De Carvalho, Professeur de droit privé à l'Université de Montpellier.

 

Sur le plan statistique, les litiges portant sur les accords collectifs de travail ne représentent qu’une faible part des affaires jugées. Dans le même temps, la dynamique de conventionnalisation des sources et l’érosion de la force obligatoire du contrat de travail étend progressivement le domaine des licenciements justifiés par l’opposition ou l’assujettissement des salariés à la norme négociée.

Au carrefour du droit privé et du droit administratif, une nouvelle partition contentieuse émerge, nourrie par la jurisprudence et les stratégies des praticiens du droit du travail. 

Les enjeux sont donc nombreux et concernent à la fois les salariés, les employeurs, les juges et plus largement l’évolution du droit du travail. Pour les salariés, il s’agit de protéger leurs droits individuels alors que le s accords collectifs prennent une place de plus en plus importante et peuvent réduire leurs possibilités de contestation. Pour les employeurs, l’enjeu est de sécuriser leurs décisions, notamment en matière de licenciement, en s’appuyant sur des accords collectifs juridiquement solides. Les juges doivent, quant à eux, clarifier les frontières entre le contrat individuel, l’accord collectif et l’intervention de l’administration afin d’assurer une cohérence juridique. Enfin, pour le droit du travail dans son ensemble, la question est de savoir comment gérer le passage d’un système centré sur le contrat individuel vers un modèle où la norme collective domine, ce qui transforme l’équilibre entre liberté contractuelle et régulation collective.

 

Conférence gratuite mais inscription obligatoire, via le lien "inscription" ci-dessous.

Cliquer sur le mot encadré -Inscription- tout en bas du message (Si  le mot encadré Inscription n'apparaît pas,  cliquez en haut du mail sur le message Si ce message ne s'affiche pas correctement, cliquez ici)

Les Rendez-vous du Dialogue Social sont organisés sous la responsabilité de Tiphaine Garat et Fabienne Tournadre.
 

Inscription : https://applications.unistra.fr/invitation/inscription.php?inscription=oui&time=29092025093103

]]>
Agenda - Dialogue social
news-15336 Tue, 02 Dec 2025 15:50:51 +0100 RTE encourage des pratiques de mobilité respectueuses de l’environnement et de la santé /actualites/actualite/rte-encourage-des-pratiques-de-mobilite-respectueuses-de-lenvironnement-et-de-la-sante Conscients des enjeux environnementaux, climatiques et sociétaux actuels, les partenaires sociaux de RTE adoptent des engagements en faveur de la mobilité douce. Par un accord triennal signé le 3 novembre 2025 avec les organisations syndicales CGT, CFDT, CGT-FO, l’entreprise entend prolonger le recours au forfait mobilités durables « soutenant ainsi financièrement les salariés qui optent pour des modes de transport plus écologiques pour leurs trajets domicile-travail ».

Le tableau, ci-après, synthétise les principales dispositions adoptées :

Accord relatif au Forfait Mobilités Durables applicable à RTE 2026 - 2028

Eligibilité

  • Salariés

L’ensemble des salariés de l’entreprise, y compris le alternants et les stagiaires.

  • Type de trajet

Déplacements entre le domicile du salarié et son lieu de travail.

Mesures d’accompagnement

  • Versement d’un forfait mobilités durables d’un montant annuel maximum par salarié de : 530€ en 2026, 540€ en 2027 et 550€ en 2028 

Cette mesure concerne l’utilisation, à titre principal ou intermédiaire :

-du vélo, y compris le vélo assistance électrique, personnel ou en location (sauf si celui-ci est pris en charge dans le cadre de la prise en charge obligatoire des frais d’abonnement aux services publics de location de vélos, comme dans certaines villes qui proposent un abonnement combiné (Lyon, Nantes, Toulouse) ;

-du co-voiturage, que ce soit en tant que passager ou conducteur ;

-du service d’autopartage de véhicules électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène ;

-des achats de billets à l’unité des transports en commun (à l’exclusion de la prise en charge à hauteur de 50% des abonnements mensuels ou annuels).

A noter que l’entreprise exclut les déplacements en monocycles et en trottinettes (électriques ou non) pour des raisons de sécurité.

  • Prise en charge des frais de transports publics collectifs à hauteur de 50%

Cette prise en charge est cumulable avec le forfait mobilités durables.

Ce cumul permet :

 - L’intermodalité : le salarié peut recourir à un mode de transport intermédiaire éligible pour accéder aux transports en commun ;

- Ou l’alternance selon le mois entre la prise en charge des abonnements de transport en commun et le forfait mobilités durables sous réserve que le recours aux divers modes de transports éligibles représente au moins 50% des trajets sur la période de référence.

Ainsi, le forfait mobilités durables n’est pas accessible, si le salarié demande le remboursement des abonnements de transports en commun plus de 6 mois sur la période.

Le cumul sur un même mois entre la prise en charge des transports en commun et le forfait mobilités durables n’est pas autorisé.

 

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord.

]]>
Qualité de vie au travail Conditions du travail
news-15332 Mon, 01 Dec 2025 16:57:00 +0100 DPD France renforce sa politique en matière de qualité de vie et de conditions de travail /actualites/actualite/dpd-france-renforce-sa-politique-en-matiere-de-qualite-de-vie-et-de-conditions-de-travail Un nouvel accord portant sur la qualité de vie au travail et aux conditions de travail a été conclu, le 13 février 2025, entre la direction de DPD France et les syndicats CFDT, CFE-CGC et CGT. L’accord repose sur cinq piliers, à savoir « mieux travailler, mieux anticiper la fin de carrière, mieux communiquer, mieux concilier vie personnelle et professionnelle et mieux vivre ensemble ».

Vous trouverez, ci-après, une synthèse de mesures proposées :

 

Accord d’entreprise portant sur la qualité de vie au travail et aux conditions de travail

Organisation du travail

-Reconduction du dispositif de télétravail en vigueur ;

-Mise en place d’une organisation de travail permettant aux salariés qui le demandent, de bénéficier de deux jours de repos consécutifs incluant le samedi au moins une fois par mois, pour limiter le travail le samedi ;

-Possibilité de la réduction de la pause méridienne, pour le salarié qui le demande, (passer de deux heures à une heure par exemple), sous réserve de la compatibilité de cet aménagement horaire avec la bonne marche du service

Conditions du travail

-Espaces d’expression des salariés : organisation chaque quadrimestre des réunions de service ; programme de communication managériale visant à guider les encadrants dans le choix des informations à transmettre ; renforcement de l’accès des salariés à l’information par le biais d’une augmentation du nombre d’ordinateurs et de tablettes à leur disposition, la diffusion des informations locales et nationales sur des écrans installés sur les différents sites de l’entreprise, etc.

-Promouvoir la diversité et l’inclusion : sensibilisation des managers aux enjeux de la diversité et d’inclusion à travers une conférence interactive animée par un prestataire extérieur, au terme de laquelle les participants réaliseront un autodiagnostic de leurs propres biais de jugement ou raisonnement ; organisation de l’atelier « fresque diversité » qui permet d’expérimenter les mécanismes cognitifs à l’œuvre en matière de discriminations et de découvrir des approches visant à les réduire ;

-Emploi des personnes en situation de handicap : création d’un réseau de handi'bassadeurs ayant le rôle de référents en la matière ; partenariats avec des associations spécialisées ; adaptation du processus de recrutement, etc.

Santé physique et mentale

  • Actions de lutte contre les TMS

-Fourniture d’outils de travail adaptés notamment en matière d’aide à la manutention, et de favoriser les bonnes postures pour les personnels de bureau ;

-Continuité « du chantier stratégique de l’excellence opérationnelle » visant à la simplification des procédures ayant pour but de diminution des tâches non nécessaires à l’activité qui sont potentiellement sources de troubles musculosquelettiques (TMS) ;

-Promotion de la santé physique : rappel de la possibilité, pour les salariés d’effectuer des échauffements avant leur prise de poste ; maintien des séances d’ostéopathie ; possibilité aux ses salariés de bénéficier de tarifs préférentiels pour s’abonner à un réseau de salles de sport ;

-Diagnostic relatif à l’exposition de certains métiers aux facteurs de pénibilité, dont le résultat sera communiqué au CSE.

  • Actions de lutte contre les RPS

-Possibilité de bénéficier ponctuellement d’un service de soutien et d’accompagnement psychologique ;

-Maintien du déploiement régulier d’un baromètre d’engagement afin de mesurer la qualité du climat social et de détecter des facteurs de risques psychosociaux.

 

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord.

]]>
Qualité de vie au travail Conditions du travail
news-15331 Fri, 28 Nov 2025 16:53:00 +0100 Obligation de reclassement : un nouvel avis médical doit être sollicité en cas de contestation du poste proposé /actualites/actualite/obligation-de-reclassement-un-nouvel-avis-medical-doit-etre-sollicite-en-cas-de-contestation-du-poste-propose Dans un arrêt rendu le 22 octobre 2025, la Cour de Cassation se prononce sur l’étendue de la présomption d’accomplissement de l’obligation de reclassement de l’employeur.  Pour la Haute juridiction, lorsqu’un salarié déclaré inapte conteste la compatibilité du poste proposé avec les recommandations du médecin du travail, l’employeur est tenu de solliciter un nouvel avis médical.

Pour rappel :

L’article L.1226-10 du Code du travail dispose que : « Lorsque le salarié victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle est déclaré inapte par le médecin du travail, en application de l'article L.4624-4,  à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur lui propose un autre emploi approprié à ses capacités, au sein de l'entreprise ou des entreprises du groupe auquel elle appartient le cas échéant, situées sur le territoire national et dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation assurent la permutation de tout ou partie du personnel.

Cette proposition prend en compte, après avis du comité économique et social, les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu'il formule sur les capacités du salarié à exercer l'une des tâches existant dans l'entreprise. Le médecin du travail formule également des indications sur l'aptitude du salarié à bénéficier d'une formation le préparant à occuper un poste adapté. […] ».

 

De plus, l’alinéa 3 de l’article L. 1226-12 du Code du travail prévoit que : « L'obligation de reclassement est réputée satisfaite lorsque l'employeur a proposé un emploi, dans les conditions prévues à l'article L. 1226-10, en prenant en compte l'avis et les indications du médecin du travail ».

 

En l’espèce, un salarié engagé en qualité de monteur vendeur, placé en arrêt de travail à la suite d’une maladie professionnelle, a été déclaré inapte à son poste par avis du médecin du travail. Selon cet avis, ledit salarié pourrait « occuper un poste de vendeur ; un poste sans gestes répétitifs des membres supérieurs et sans gestes "bras au-dessus de la ligne horizontale des épaules ». Cela entant, l’employeur lui avait proposé un poste de vendeur. Le salarié refuse le poste proposé en raison de l’incompatibilité avec son état de santé et les limitations physiques préconisées par le médecin du travail. Il a été alors licencié pour inaptitude et impossibilité de reclassement.

Le salarié conteste son licenciement devant les premiers juges en soutenant que l’employeur avait manqué à son obligation de recherche de reclassement.  Les premiers juges valident sa demandent et déclarent, en conséquence, le licenciement sans cause réelle et sérieuse. L’employer se pourvoit ainsi en cassation.

Or la Haute juridiction s’aligne aux juges du fond. Elle rappelle tout d’abord que « lorsque l’employeur propose un poste au salarié déclaré inapte, conformément aux dispositions légales, en tenant compte de l’avis et des indications du médecin du travail, il satisfait à son obligation de recherche de reclassement ».

Il en résulte, poursuit-elle, que si le salarié conteste la compatibilité de l’emploi proposé avec les recommandations du médecin du travail émises dans l’avis d’inaptitude, l’employeur doit solliciter un nouvel avis du médecin du travail.

Or, la Cour mentionne que les premiers juges ont relevé que, le poste refusé, « n'avait pas été préalablement validé par le médecin du travail au regard d’un descriptif précis des tâches à accomplir », et ce, même si ce dernier a échangé avec l’employeur et qu’une lettre de l’employeur, lui étant adressée, prétend que le poste de vendeur était conforme à ses recommandations, sans plus de précisions sur les tâches du vendeur.

Cela étant, « il incombait à l'employeur de solliciter un nouvel avis du médecin du travail, ce que celui-ci ne justifiait pas avoir fait ».

Portée du jugement :

En pratique, lorsqu’un salarié, déclaré inapte, refuse le poste proposé en raison de l’incompatibilité avec les préconisations du médecin du travail, l’employeur ne peut pas se contenter de prendre acte de ce refus en le licenciant. Il se doit de solliciter, à nouveau, un avis médical, sur la base d’un descriptif précis des tâches à accomplir correspondant au poste proposé.

 

Cass. Soc., 22 oct. 2025, n° 24-14.641

]]>
Emploi Gestion de l'emploi
news-15287 Tue, 25 Nov 2025 11:00:00 +0100 Les Rendez-Vous du Dialogue social - Ça veut dire quoi vieillir au travail? /actualites/actualite/les-rendez-vous-du-dialogue-social-ca-veut-dire-quoi-vieillir-au-travail Webinaire Mardi 25 novembre 2025, de 11h à 12h L'Institut du travail de Strasbourg et la DREETS Grand Est

ont le plaisir de vous inviter à un webinaire animé par Martine Gilles, Neurophysiologiste - Responsable d'études, Laboratoire Physiologie Mouvement Travail, Département Sciences Appliquées au Travail et aux Organisations (SATO).

 

Vieux au travail, seniors, plus de 50 ans, salariés expérimentés...autant de terminologie pour aborder la question des travailleurs âgés dans l'entreprise. On retrouve la thématique du vieillissement en emploi dans nombre de sujet de dialogue social. Il fait l'objet de négociation dédiée comme dans l'ANI du 14 novembre 2024 en faveur de l'emploi des salariés expérimentés mais est aussi abordé dans les accords QVTC, dans les négociations égalité professionnelle ou télétravail.
Mais ca veut dire quoi vieillir? Le vieillissement physiologique débute bien plus tôt qu’on ne le pense. Pourtant, il ne devient invalidant que lors du grand âge. Cette présentation aborde les modifications subites par les principales fonctions de notre corps du fait du vieillissement quotidien et apporte un éclairage nouveau aux questions de vieillisement au travail.

Inscription :

https://applications.unistra.fr/invitation/inscription.php?inscription=oui&time=09092025153257

]]>
Agenda - Dialogue social
news-15286 Fri, 21 Nov 2025 14:00:00 +0100 Les Rendez-Vous du Dialogue social - Préconisations et aménagements de poste délivrés par le médecin du travail : quelle effectivité? /actualites/actualite/les-rendez-vous-du-dialogue-social-preconisations-et-amenagements-de-poste-delivres-par-le-medecin-du-travail-quelle-effectivite Conférence en présentiel à Strasbourg Vendredi 21 novembre 2025, de 14h à 17h Collège Doctoral Européen - Campus Esplanade
46, boulevard de la Victoire
67000 Strasbourg

L'Institut du travail de Strasbourg et la DREETS Grand Est

ont le plaisir de vous inviter à une conférence animée par Sophie Fantoni-Quinton, Présidente de la Société Française de Santé au Travail et Professeur de médecine du travail/ Docteur en droit à l'Université de Lille.

 

Au cours de cette conférence, Sophie Fantoni-Quinton présentera une étude portant sur plus de 4 000 préconisations d’aménagement de poste rédigées par des médecins du travail. Elle y montre que, dans la plupart des cas, ces avis comportent des imprécisions susceptibles de compliquer leur compréhension et leur mise en œuvre par l’employeur. Dans de nombreux cas, non exceptionnels, ils posent également des difficultés juridiques, s’avèrent trop vagues pour être réellement applicables, ou encore enfreignent le secret médical et portent atteinte à la vie privée du salarié.

La conférencière proposera enfin des pistes de recommandations pour améliorer la qualité des préconisations médicales et sécuriser la mise en place des aménagements.

Inscription :

https://applications.unistra.fr/invitation/inscription.php?inscription=oui&time=19092025132111

]]>
Agenda - Dialogue social
news-15329 Thu, 20 Nov 2025 18:20:17 +0100 Les entreprises toujours confrontées à une sinistralité élevée et à une émergence des risques psychosociaux /actualites/actualite/les-entreprises-toujours-confrontees-a-une-sinistralite-elevee-et-a-une-emergence-des-risques-psychosociaux Bien qu’en recul par rapport à l’année précédente, la sinistralité en 2024 (accident du travail, accident de trajet ou maladie professionnelle) demeure à des niveaux élevés. Par ailleurs, les entreprises sont toujours confrontées à l’émergence des risques psychosociaux. C’est ce que révèle la 10ème édition du baromètre BDO – OpinionWay, publiée le 5 novembre 2025[1].

  • Sinistralité en entreprise : 8 sur 10 entreprises concernées

En 2024, le taux de sinistralité reste toujours élevé (79% des structures interrogées). Les accidents du travail occupent le podium des sinistres enregistrés au sein des entreprises (66% d’entre elles), suivis des accidents de trajet (18%) et les maladies professionnelles (16%).

De manière globale, la sinistralité concerne presque de manière égale tant les femmes (51%), que les hommes (49%). Pourtant, une répartition plus inégalitaire se constate au niveau des accidents du travail : 68% des hommes sont concernés, contre 32% des femmes.

  • Des salariés confrontés à des RPS, mais réticents à dénoncer

Le baromètre procède à un focus spécial sur les risques psychosociaux (RPS) dans le cadre professionnel. Il révèle qu’en 2024, 59 % des salariés répondants ont été affectés, dont 34% au titre de témoin, 32 % en tant que victime, et 7 % comme victime et témoin. La charge de travail (54 %), le manque de reconnaissance (48 %) ou même les relations toxiques ou dégradées (45 %) figurent parmi les principales causes qui mènent à des RPS. De plus, 18% des salariés qui ont eu un arrêt maladie déclarent qu’il était lié à un RPS.

Bien que ces taux soient considérables, seuls 26% des salariés qui ont vécu ou qui ont été témoins de RPS franchissent le cap du signalement, pour de raisons diverses : la préservation de confidentialité (60%), le manque de connaissance de la procédure (42%), voire même la peur de répercussions professionnelles (34%). Il est d’autant plus intéressant de noter que les entreprises ont pourtant la perception que les salariés confrontés à des RPS procèdent bien à un signalement, « ce qui fragilise les actions de prévention ».

  • Prevention et actions en matière de RPS : les perceptions des entreprises et des salariés se divergent

En matière de prévention, l’écart entre la perception des salariés et celle des entreprises est marquant : 38% des salariés répondants affirment que leur entreprise a mis en place un plan de prévention, contre 61% des entreprises faisant la même déclaration. L’efficacité de ces plans de prévention, lorsqu’ils existent, est un autre sujet qui divise : 83 % des entreprises les jugent suffisants, contre 55 % des salariés. Il en est de même pour la formation des managers dans la gestion des RPS : 43% des managers s’estiment suffisamment formés pour gérer les RPS, tandis que seuls 24 % des salariés considèrent que leurs managers le sont.

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité du Baromètre BDO – OpinionWay.

[1]Sur la base d’une enquête menée entre le 27 mai et le 16 juin 2025, auprès de 1 010 salariés (interrogés en ligne) et de 300 décideurs RH (interrogés par téléphone), issus d’entreprises françaises de 100 salariés et plus, des secteurs privé et public.

]]>
Qualité de vie au travail Conditions du travail
news-15327 Wed, 19 Nov 2025 15:22:44 +0100 Obligation de sécurité du salarié : la tenue de propos dégradants peut justifier le licenciement pour faute grave /actualites/actualite/obligation-de-securite-du-salarie-la-tenue-de-propos-degradants-peut-justifier-le-licenciement-pour-faute-grave Dans un arrêt rendu le 5 novembre 2025, la Cour de Cassation porte un intérêt renouvelé sur l’obligation de sécurité du salarié. Elle juge ainsi que la tenue récurrente par un salarié de propos déplacés, voire pénalement sanctionnables, portant atteinte à la dignité et à la santé psychique des autres salariés, peut être sanctionnée sur le terrain d’un manquement à l’obligation de sécurité.

Pour rappel :

L’article L.4122-1 du Code du travail dispose que : « Conformément aux instructions qui lui sont données par l'employeur, dans les conditions prévues au règlement intérieur pour les entreprises tenues d'en élaborer un, il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail (…) ».

 

En l’espèce, un salarié occupant les fonctions de directeur commercial a été licencié pour faute grave en raison de propos à connotation sexuelle ou discriminatoire adressés à ses collègues de manière récurrente, et plus spécifiquement : l’envoi via la messagerie interne de l'entreprise des photos à caractère pornographique à un stagiaire, des propos relatifs à l'orientation sexuelle d'un salarié homosexuel, interrogeant ce dernier « si tel salarié ou prestataire lui plaisait ou était homosexuel », ou encore l’envoi des clichés à connotation racistes à l'égard de sous-traitants malgaches.

Le salarié en question conteste son licenciement devant les juges du fond. Il avance que ces faits étaient placés sous le ton de l'humour, certains de ses collègues ayant même témoigné qu’ils avaient accepté ce comportement. Au-delà de cet aspect, il soutient que les propos litigieux relevaient de sa vie personnelle car extraits de la messagerie interne et s'inscrivant dans le cadre d'échanges privés à l'intérieur d'un groupe de personnes « qui n’avaient pas vocation à devenir publics ». De ce fait, ils ne justifiaient aucune sanction disciplinaire.  

Or les premiers juges censurent cette argumentation et concluent sur le bien-fondé du licenciement. Le salarié se pourvoit ainsi en cassation.

La Cour de Cassation procède tout d’abord à un rappel des dispositions de l’article L.4122-1 du Code du travail. Elle s’allie, ensuite, aux constatations de la cour d’appel selon lesquelles « le comportement du salarié, sur le lieu et le temps du travail, était de nature à porter atteinte à la santé psychique d'autres salariés ». En effet, la tenue répétée de « propos à connotation sexuelle, sexiste, raciste et stigmatisants en raison de leur orientation sexuelle », a l’égard de certains de ses collègues, « peu importe le caractère ‘’humoristique’’ ou ‘’d’ambiance interne’’ » de ces propos, « portait atteinte à la dignité en raison de leur caractère dégradant ». Cela étant, ce comportement constitue un manquement à l’obligation de sécurité qui pèse sur le salarié, et rend « impossible son maintien au sein de l'entreprise ».
 

Cass Soc., 5 novembre 2025, Pourvoi n° 24-11.048

 

]]>
Qualité de vie au travail Conditions du travail
news-15315 Tue, 04 Nov 2025 17:33:42 +0100 METRO France s’engage en faveur de la santé féminine /actualites/actualite/metro-france-sengage-en-faveur-de-la-sante-feminine Dans le cadre d’un accord Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) signé par la CFDT, CFTC, CFE-CGC, la CGT-FO le 24/03/2025, l’entreprise METRO France renouvèle le dispositif du congé menstruel. Ce congé, d’une durée de deux jours par mois, est étendu « à toutes les problématiques gynécologiques pouvant être rencontrées par une collaboratrice comme la dysménorrhée, endométriose, adénomyose, fibromes, HPV (ou papillomavirus humains), ménopause ». Il est conditionné par la présentation, tous les 6 mois, d’un certificat médical attestant des problématiques gynécologiques rencontrées.

L’accord prévoit, de manière accessoire un accès gratuit à des protections périodiques, voire, de manière plus intéressante, un congé rémunéré de cinq jours pour les salariés concernés par des violences intrafamiliales.

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord.

]]>
Égalité dans le travail Égalité professionnelle F/H
news-15285 Tue, 14 Oct 2025 16:00:00 +0200 Les Rendez-Vous du Dialogue social - Le télétravail facilite-t-il vraiment l'articulation des temps sociaux? /actualites/actualite/les-rendez-vous-du-dialogue-social-le-teletravail-facilite-t-il-vraiment-larticulation-des-temps-sociaux Webinaire Mardi 14 octobre 2025, de 16h à 17h L'Institut du travail de Strasbourg, avec le soutien de la Direction Générale du Travail.

ont le plaisir de vous inviter à webinaire animé par Marianne Le Gagneur (Faculté des Sciences sociales, Université de Liège et Centre d'Études d'Emploi et du Travail).

 

À partir d'une enquête menée de 2018 à 2021 dans le secteur bancaire, ce webinaire permettra de revenir sur les effets du télétravail sur les organisations domestiques. Croisant sociologie du genre et du travail, il s'agira de revenir sur la manière dont le genre et la parentalité structurent la manière dont travailleurs et travailleuses se saisissent du télétravail. 

Pour aller plus loin :

Le Gagneur M., Le télétravail facilite-t-il vraiment l'articulation des temps sociaux?, 2024, 4 pages du Centre d'études de l'emploi et du travail https://ceet.cnam.fr/publications/connaissance-de-l-emploi/le-teletravail-facilite-t-il-vraiment-l-articulation-des-temps-sociaux--1492711.kjsp

Inscription :

https://applications.unistra.fr/invitation/inscription.php?inscription=oui&time=09092025153610

]]>
Agenda - Dialogue social
news-15284 Fri, 10 Oct 2025 14:00:00 +0200 Les Rendez-Vous du Dialogue social - IA au travail : enjeux et conséquences pour l’emploi /actualites/actualite/les-rendez-vous-du-dialogue-social-ia-au-travail-enjeux-et-consequences-pour-lemploi Conférence en présentiel à Strasbourg Vendredi 10 octobre 2025, de 14h à 17h Collège Doctoral Européen - Campus Esplanade
46, boulevard de la Victoire
67000 Strasbourg

 

L'Institut du travail de Strasbourg, avec le soutien de la DREETS Grand Est

ont le plaisir de vous inviter à une conférence animée par Nathalie Greenan et Justin Pillosio, Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) - Centre d'Etudes de l'Emploi et du Tavail (CEET)

 

L'introduction de l'intelligence artificielle (IA) interroge tant sur le contenu du travail, la transformation des métiers que le volume de l'emploi. La question de l'IA au travail implique des choix collectifs qui passent par la construction d'un dialogue social sur cette question.

Grâce à la création d'un dictionnaire de termes liés à l'IA, nos conférenciers ont identifié et analysé, entre 2017 et 2024, 331 paragraphes dans un total de 242 accords d'entreprises signés par 160 organisations. Leur analyse permet de répondre à des questions variées comme :

Comment les acteurs sociaux se mobilisent-ils autour de la transition numérique? Quels sont les secteurs et les métiers les plus concernés? Quels sont les enjeux et les thématiques retenues? Quelles sont les transformations du travail induites accompagnées et initiées par les accords? 

Pour aller plus loin :

Greenan N., Napolitano S., Pillosio J. (2024). L'IA dans les entreprises : que révèlent les accords négociés ?. Le 4 pages du Centre d'études de l'emploi et du travail. https://ceet.cnam.fr/publications/connaissance-de-l-emploi/l-ia-dans-les-entreprises-que-revelent-les-accords-negocies--1501114.kjsp

Barcellini L., Gamkrelidze T., Greenan N., Jolivet A., Zouinar M. (2024). Le travail et l’emploi à l’épreuve de l’IA : État des lieux et analyse critique de la littérature. Rapport IRES.

Greenan N., Napolitano S. (2023), « Investir dans la capacité d’apprentissage de l’organisation pour la double transition digitale et écologique », in Amossé et al. Que sait-on du travail ? SciencesPo les presses, 209-221.

Inscription : 

https://applications.unistra.fr/invitation/inscription.php?inscription=oui&time=10092025092107

]]>
Agenda - Dialogue social
news-15296 Thu, 09 Oct 2025 16:34:20 +0200 Comment les élus perçoivent-ils l’intégration de l’IA dans leur entreprise ? /actualites/actualite/comment-les-elus-percoivent-ils-lintegration-de-lia-dans-leur-entreprise Soucieux que l’intelligence artificielle (IA) « bouscule en profondeur les méthodes de travail et redéfinit les métiers », les experts du cabinet Syndex ont souhaité recueillir la vision des représentants du personnel en la matière. Dans cet objectif, une enquête flash a été lancée en ligne, dont les résultats, publiés le 22 juillet 2025[1], révèlent une certaine appréhension quant aux enjeux de l’IA pour l’emploi et les conditions du travail.

  • Intégration de l’IA dans l'entreprise : autant de curiosité que d’inquiétude

Si la diffusion de l’IA dans les entreprises est majoritairement plébiscitée par les élus (3 sur 5 répondants), elle semble susciter de l’inquiétude. Ainsi, 66% d’entre eux perçoivent l’IA comme un risque pour l’emploi à court ou moyen terme, et 50% indiquent que cette technologie dégrade ou risque de dégrader les conditions de travail des salariés de leur entreprise.

  • Les entreprises moyennement préparées

Les outils de l’IA semblent être déjà déployés ou en cours d’instruction dans les entreprises (63% des consultés). Son utilisation est variable : en tant qu’outil pour aider les salariées à accomplir leurs tâches (selon 40 % des élus), pour automatiser des processus (18 %), voire même pour réaliser des tâches à la place des salariés (12%).

En dépit de cette intégration bien présente, 1 élu sur 2 perçoit la préparation de son entreprise comme étant minime ou inexistante. Il est ainsi significatif que seuls 12 % des interrogés déclarent qu’une charte IA est en cours de construction et 10% qu’elle est déjà en place, alors que 18% affirment qu’ils ne savent pas si l’entreprise en est dotée ou pas. Par ailleurs, la formation des salariés sur l’IA n'en est qu'à ses prémices : 38% des élus révèlent que leur direction n’a pas prévu d’actions de formation en la matière, et 42% que des formations vont démarrer ou ont déjà démarré dans leur entreprise.

  • La nécessité de renforcer la consultation des élus sur les projets IA

Pour les élus, l’information et consultation sur les projets de l’IA est insuffisante : 55% d’entre eux disent ne pas être consultés, dont la moitie provient des entreprises qui ont déjà mis en place des projets IA. Par ailleurs, seuls 8% des répondants déclarent être consultés systématiquement et 25% selon les projets, alors que pour 21% leur direction ne parle pas de l’IA.

"Ces constats incitent les experts de Syndex à rappeler que « les consultations sur les orientations stratégiques, sur un projet important ou sur l’introduction de nouvelles technologies sont des portes d’entrée légales dont il faut se saisir ».

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité des résultats de l’enquête Syndex.

 

[1] Enquête effectuée en ligne du 25 mai au 13 juin 2025 et ayant recueilli 460 réponses d’élus de CSE, dont 77% travaillent dans le secteur privé.

]]>
Acteurs et instances Instances repésentatives du personnel
news-15294 Tue, 07 Oct 2025 15:57:43 +0200 Pour une meilleure prise en charge de la ménopause au travail (Rapport Rist) /actualites/actualite/pour-une-meilleure-prise-en-charge-de-la-menopause-au-travail-rapport-rist Dans son rapport remis au Gouvernement le 9 avril 2025, la députée Stéphanie Rist définit la ménopause et son impact sur la qualité de vie des femmes, dresse un état des lieux de la ménopause en France et propose des mesures pour une meilleure prise en compte de la ménopause sur le lieu de travail.

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité du rapport : La ménopause en France : 25 propositions pour enfin trouver le chemin de l’action, avril 2025.

]]>
Qualité de vie au travail
news-15293 Tue, 07 Oct 2025 15:29:11 +0200 ANEO propose des mesures pour favoriser la santé des femmes au travail /actualites/actualite/aneo-propose-des-mesures-pour-favoriser-la-sante-des-femmes-au-travail Dans le cadre d’un nouvel accord triennal sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail, signé le 2 juillet 2024, les partenaires sociaux de l’entreprise ANEO (la direction et la CFDT et CFE-CGC) proposent des mesures spécifiques en vue de préserver la santé des femmes salariées et encourager la parentalité. Outre ces mesures, l’accord prévoit la possibilité d’envisager d’autres avantages supplémentaires au cas par cas.

Le tableau, ci-après, propose un focus sur ces mesures :

Accord sur l’égalité professionnelle entre les Femmes et les Hommes et la Qualité de Vie au Travail 2024-2027

Parentalité

- de 2 jours de congés rémunérés en cas d’interruption de grossesse (IVG, fausse-couche), sur présentation d’un certificat médical ;

- 6 jours maximum par an de télétravail supplémentaires pour les femmes bénéficiant d’une assistance médicale à la procréation, en complément de l’autorisation d’absence prévue par la loi.

Pathologies féminines

-2 jours de repos supplémentaires par an octroyés aux salariées atteintes d’endométriose reconnues RQTH ;

-12 jours par an de télétravail supplémentaires pour les femmes atteintes d’endométriose reconnues RQTH ;

- 1 jour mensuel de télétravail supplémentaire pour effectuer les démarches afin de valider le dispositif RQTH.

 

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord.

]]>
Égalité dans le travail Égalité professionnelle F/H
news-15292 Wed, 01 Oct 2025 16:27:00 +0200 Les techniciens d’usinage de la SAS MONNOT TIM peuvent passer à la semaine en quatre jours une semaine sur deux /actualites/actualite/les-techniciens-dusinage-de-la-sas-monnot-tim-peuvent-passer-a-la-semaine-en-quatre-jours-une-semaine-sur-deux Soucieux « d’assurer auprès de l’ensemble des collaborateurs un bien-être au travail et une bonne articulation entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle, tout en préservant la compétitivité économique de l’entreprise », les partenaires sociaux de la SAS MONNOT TIM recourent à la semaine en quatre jours. Ainsi, un accord d’une durée d’un an conclu le 16 décembre 2024 entre la direction et le CSE, instaure le dispositif de la semaine « condensée » prévoyant une organisation du temps de travail en quatre jours une semaine sur deux.

Le tableau, ci-après, synthétise les principales mesures de l’accord :

Accord collectif relatif à la semaine en quatre jours une semaine sur deux

Eligibilité

Le dispositif s'applique aux techniciens d’usinage de la SAS MONNOT TIM, dont le temps de travail est décompté en heures.

Mise en œuvre

  • Organisation du temps de travail

-Les heures de travail des techniciens d’usinage seront réparties sur quatre jours une semaine sur deux, sans réduction de la durée de travail hebdomadaire, avec jour non-travaillé le vendredi ;

-La direction repartit le personnel concerné en deux groupes et définit leur planning. Chaque groupe bénéficiera d’un vendredi libre une semaine sur deux.

-Ce planning peut être modifié en cas de besoin de l’activité de l’entreprise, sous réserve de respecter un délai de prévenance de minimum sept jours.

  • Charge de travail et congés payes

Le dispositif ne déroge pas aux durées maximales de travail et aux durées minimales de repos, legales ou conventionnelles.

Le dispositif n’a pas d’incidence sur le calcul du droit à congés payés, pour lequel une règle d’équivalence est appliquée.

Fin du dispositif

En besoins de l’activité, notamment lors des périodes de congé ou pour des formations, la direction pourra suspendre le dispositif et revenir sur une organisation à cinq jours. Un délai de prévenance de minimum sept jours devra être respecté.

 

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord.

]]>
Qualité de vie au travail Organisation du travail
news-15262 Tue, 30 Sep 2025 14:00:00 +0200 Conférence : La complémentaire santé /actualites/actualite/conference-la-complementaire-sante  

L'Institut du travail de Strasbourg, avec le soutien de la DREETS Grand est ont le plaisir de vous inviter à une conférence en présentiel à Strasbourg animé par Pierre-Louis Bras, Haut-Fonctionnaire.

 

Amphithéatre de l'Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires | ISIS
8 allée Gaspard Monge
BP 70028 - 67083 Strasbourg

 

La protection complémentaire santé, souvent appelée mutuelle, couvre aujourd’hui plus de 96 % de la population en France et représente un pilier majeur de l’accès aux soins. Son rôle est pourtant remis en question dans le cadre des débats actuels sur l’avenir de notre système de santé et notamment du projet de "Grande Sécu", qui propose un recentrage du financement sur l’Assurance Maladie obligatoire.

Quelles sont les évolutions du rôle des complémentaires dans le système français ? Quel est le devenir des contrats collectifs en entreprise ? Quels sont les impacts économiques et sociaux des réformes en discussion? Voici quelques questions qui seront abordées avec notre invité lors de ce nouveau RDV du dialogue social organisé en présentiel à Strasbourg et dédié à la protection complémentaire santé.

 

Inscription gratuite et obligatoire.

INSCRIPTION

]]>
Agenda - Dialogue social
news-15289 Mon, 29 Sep 2025 17:08:00 +0200 Les salariés de l’Urssaf Caisse nationale peuvent expérimenter la semaine en quatre jours /actualites/actualite/les-salaries-de-lurssaf-caisse-nationale-peuvent-experimenter-la-semaine-en-quatre-jours Dans un souci « de soutien à l'attractivité des métiers, d'efficience du service public, d'amélioration des conditions de travail et de conciliation entre la vie professionnelle et personnelle », l’Urssaf Caisse nationale expérimente la semaine en quatre jours. Ainsi, la direction et les organisations syndicales CFDT, CGT et FO concluent, le 16 juin 2025, un accord d'une durée d’un an prévoyant les modalités de mise en place de ce dispositif.  

Le tableau synthétique, ci-après, présente les grandes lignes du dispositif :

Accord relatif à l'expérimentation de la semaine en quatre jours au sein de l'Urssaf Caisse nationale

Eligibilité

  • Tous les salariés à temps plein dont le temps de travail est décompté en heures ;
  • Sont exclus : les salariés en forfait-jours, les cadres dirigeants, les alternants, les stagiaires et les managers.

Mise en œuvre

  • Demande

La demande du salarié volontaire de recourir à ce dispositif est soumise à la validation de la DRH et du responsable hiérarchique.

  • Organisation du temps de travail

-La semaine de travail est d’une durée de 36 heures, sur quatre jours, ce qui implique 9 heures de travail par jours et l'acquisition de 3 jours RTT par an ;

-L’avenant au contrat de travail précise la répartition des jours travaillés et du jour non travaillé sur la semaine, comme convenu par le salarié et son responsable hiérarchique ;

-En principe, les jours travaillés et le jour non travaillé ne peuvent pas être modifiés. Par exception, le responsable hiérarchique pourra le faire en cas de : départ en formation, remplacement ponctuel impératif « dans le cas d’une absence imprévue pour assurer la continuité du service », ou de réunions et de manifestations collectives « non récurrentes où la présence est jugée nécessaire ».

Cette modification doit être notifiée au moins 7 jours ouvrés en amont.

Articulation avec le télétravail

L'expérimentation du dispositif ne modifie pas les règles relatives à la présence sur site du salarié prévues par l'accord relatif au travail à distance en vigueur.

Fin du dispositif

Tant le salarié que la direction peuvent demander le retour à la semaine de cinq jours.

 Si cette demande est à l’initiative du salarié, un préavis d’un mois civil complet doit être respecté.

Si la direction « constate que l'organisation du travail présente un risque pour la santé et la sécurité du salarié ou des difficultés professionnelles importantes », la décision de réversibilité doit être précédée d'une alerte écrite du responsable hiérarchique assortie de leviers de compréhension en vue de remédier aux difficultés ou insuffisances rencontrées par le salarié. En l’absence d’amélioration suffisante, la réversibilité pourra être mise en œuvre, sous réserve de respecter un délai de prévenance d'un mois civil complet.

Suivi

  • Deux mois avant l'échéance de l'accord, les Parties se rencontreront afin de dresser le bilan de l’accord, en examinant plusieurs indicateurs ;
  • De même, un sera questionnaire adressé aux salariés concernés, en vue de recueillir le retour d'expérience et de décider la suite de l’expérimentation.

 

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de l’accord.

]]>
Qualité de vie au travail Organisation du travail
news-15224 Mon, 22 Sep 2025 11:00:00 +0200 Webinaire : Les dangers de la sédentarité /actualites/actualite/webinaire-la-sedentarite Les dangers de la sédentarité

 

Lundi 22 septembre 2025, de 11h à 12h.

 

L'Institut du travail de Strasbourg et la Direction Générale du Travail ont le plaisir de vous inviter au cinquièrme webinaire de ce nouveau cycle de 6 conférences sur les innovations organisationnelles. Il sera animé par Kévin Desbrosses du Département Sciences appliquées au Travail et aux Organisations (SATO) et Laurent Kerangueven du Département Expertise et Conseil Technique (ECT) de l'INRS.

De nombreux salariés travaillent quotidiennement en postures sédentaires. Ces dernières représentent cependant un facteur de risque de nombreuses pathologies et constituent, à ce titre, un réel enjeu de santé au travail. Cette présentation positionnera les postures sédentaires dans le cadre d’une démarche de prévention des risques professionnels, en décrivant tout d’abord ce qui les caractérise, puis en abordant les effets sur la santé qui y sont associés ainsi que les actions possibles à mettre en œuvre pour les prévenir.

Kévin Desbrosses et Laurent Kerangueven de l'INRS animeront ce webinaire et se tiendront à votre disposition pour un échange sur le sujet.

 

Inscription gratuite et obligatoire

 

INSCRIPTION

]]>
Agenda - Dialogue social