Recherche

  Articles contenants :
et
et


  Traitant du sujet :
  
  

Lettre d'information

Télécharger les lettres d'information  
Télécharger toutes les
lettres d'information


Recevoir la lettre d'information
par mail :

* champ obligatoire






captcha


Télécharger Adobe Reader
 


Retraite : Données de cadrage

Retraites : propositions de la commission de libération de la croissance.

> article du 03-11-2010

Le 15 octobre 2010, après huit mois de travaux, la Commission de libération de la croissance présidée par M. Jacques ATTALI a remis son nouveau rapport au Président de la République. Ce nouveau rapport contient 27 propositions très diverses en vue de permettre à la France « de renouer durablement avec la croissance ».

Dans ce rapport, il est proposé s'agissant des retraites d'"aller vers le libre-choix et l'université du système de retraites".

Partant du constat que le plan gouvernemental de réforme des retraites "ne traite le financement de ces dernières qu'à horizon 2020", la commission préconise deux orientations pour préparer l'après-2020 : Extraits du rapport

 

 

Permettre d'arbitrer plus librement entre durée de la retraite et niveau de la pension

 

Le levier de la durée de cotisation et le jeu des surcotes/décotes¹ de part et d'autre de cette durée de cotisation permettent de préserver cette liberté d'arbitrage. Il est à la fois juste et efficace : un départ anticipé choisi signifie un niveau de pension plus faible mais une retraite plus longue tandis qu'un départ tardif signifie un niveau de pension plus élevé mais une retraite plus courte.

 

 

Mettre en place un système de comptes individuels de cotisation retraites

 

Dans ce schéma, inspiré du système suédois, chacun cotiserait le même pourcentage de son salaire pour la retraite. Les cotisations (ou « droits à la retraite ») seraient créditées sur un compte individuel. Ces cotisations serviraient à financer les retraites (maintien du régime par répartition). Tout euro versé ouvrirait des droits, à tout âge, quel que soit son statut. Les individus pourraient ainsi arbitrer librement entre montant de leur pension et durée de leur retraite, à tout moment. Lorsque la personne déciderait de recevoir sa retraite, le compte serait converti en pension, dont le niveau serait calculé selon l'âge et la génération. Le rendement du système serait compatible avec l'évolution économique et démographique.

Ce dispositif permettrait de clarifier les droits à la retraite pour les jeunes générations et rendrait plus transparent le débat public sur le niveau souhaité de cotisation vieillesse et sur la part nationale que l'on souhaite consacrer aux dépenses de retraite obligatoires.

Les avantages non contributifs (chômage, maternité, retraite, maladie, minimum vieillesse) seraient versés directement sur chaque compte individuel.

Le principe d'équité intergénérationnelle serait respecté, puisque si une génération bénéficie d'une croissance économique favorable, elle serait « naturellement » amenée à constituer les réserves nécessaires aux besoins de financement accrus lors de son départ à la retraite.

Les salariés aux revenus modestes ayant des carrières longues en bénéficieraient directement, leur compte de cotisation étant alimenté plus longtemps.

(...)

¹ Le niveau de ces décotes et surcotes est évidemment essentiel : ainsi, par exemple, les montants actuels découragent les départ précoces et n'encouragent pas du tout les départs retardés.

 

Source : www.liberationdelacroissance.fr/


par : Hakim EL FATTAH




 

Commentaire sur l'articleRéponse(s) à l'article



 
 
Retour à l'accueil de Dialogue social.fr

Institut du travail - Université Robert Schuman à Strasbourg

Université de Strasbourg