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Retraite : Généralités

Pour une maison commune de retraite. Comment garantir la retraite de chaque salarié ?

La Confédération Générale du Travail: note économique n°124, mars 2009.

> article du 09-06-2009

 

Dans une note économique la CGT avance plusieurs pistes d’action pour redynamiser le système de retraite. Pour l’organisation syndicale « six ans après, les faits sont là : la loi Fillon de 2003 sur les retraites, malgré les sacrifices demandées aux salariés, n’a nullement garanti l’avenir des pensions ».

Face aux « réformes régressives imposées ces quinze dernières années », qui ne tiennent pas forcément compte de l’ensemble des données complexes relatives à la question des retraites (état de santé, productivité, environnement socio-économique et démographique), la CGT propose de cibler la réflexion autour de trois préoccupations :

-Comment va-t-on garantir l’acquisition des droits ?

Pour la CGT « il est nécessaire de revenir sur la construction des droits à la retraite dans un contexte d’emploi déstructuré et donc s’interroger sur ce qui est assimilable à des périodes contributives et ce qui fait l’objet de validation pour le calcul des droits ».

-Comment s’assurer de la solidité du pacte intergénérationnel, clé de voûte du système par répartition ?

Les efforts doivent être déployés, selon la CGT, en vue de consolider « le principe de justice qui fonde cette solidarité entre les générations ».

-Comment financer durablement le système de retraite?

La CGT souhaite un débat sur l’élargissement de l’assiette des cotisations, la modulation des cotisations et l’action sur les politiques d’emploi des entreprises.

Loin de défendre le statu quo, la CGT, souhaite bien au contraire « faire progresser le système de garantie sociale mis en place à la Libération qui continue à représenter, soixante ans après se création, un progrès considérable ».

Pour la CGT, la logique de la retraite s’inscrit pleinement dans cette exigence de garantie sociale : « personne ne peut être privée d’un droit à un revenu à un moment de sa vie où il ne peut plus subvenir à ses besoins ». C’est la dimension redistributive des systèmes de retraite.

Au total, trois défis sont aux yeux de la CGT prioritaires :

►Faire face à la dégradation de la situation de l’emploi :

La situation est la suivante « moins il y a d’actifs au travail plus l’emploi est précaire, plus le financement de la retraite est problématique et moins les salariés n’acquièrent de droits ». Et pour les prochaines d’années « la variable clé est celle de la population réellement active ».

Donc, pour la CGT « la réduction du chômage est un élément incontournable de l’équilibre des comptes du système de retraite ».


►L’allongement de la durée de vie :

L’espérance de vie s’accroît en moyenne de 1,7 mois tous les ans. Cet allongement de la durée de la vie, a conduit certains experts à préconiser l’allongement de la durée d’activité et le recul de l’âge de départ à la retraite.

Pour la CGT, la solution passe par l’augmentation de la durée d’activité moyenne des salariés et le relèvement du « taux permanent d’activité dans la population active ». Ceci appelle une meilleure intégration des jeunes, une limitation des mises à l’écart anticipée des salariés âgés et une prise en compte des périodes de formation.

►La solidarité :

Les disparités se creusent à nouveau. Pour la CGT « une plus grande solidarité entre régimes ne peut consister à aligner les plus favorisés sur une situation dégradée, ce qui aboutirait à ouvrir un boulevard aux fonds de pensions ». L’organisation syndicale récuse toute harmonisation par le bas.

Au sujet des débats nombreux sur les différents modèles d’organisation des régimes de retraite (logique assurancielle, retraites par répartition), la CGT est d’avis « qu’il ne faut ni basculer dans un système purement assurancielle, ce qui générerait plus d’inégalité, ni dans un système purement solidaire qui nous conduirait à l’assistance ».

Enfin, « si l’on ne veut pas une stratégie du chacun pour soi, il faut mettre la garantie d’un taux de remplacement au cœur du nouveau pacte intergénérationnel ». Pour l’organisation syndicale, la garantie d’un taux de remplacement « constituerait les bases d’une gestion convergente et solidaire des différents régimes de retraite qui elle-même pourrait se matérialiser institutionnellement dans une sorte de maisons communes de la retraite ».
 


par : Hakim EL FATTAH




 

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