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Généralités

Travailleurs vieillissants de la chimie et du bâtiments en région PACA. La gestion de l'emploi dans les entreprises : effet de taille et configuration locale (octobre 2008).

Les politiques de gestion des âges dans les entreprises

> article du 25-03-2009

Cette recherche s'inscrit dans le cadre de l'appel à projet "gestion des âges, changements technologiques et travailleurs vieillissants" de la DARES.

Cette recherche s'inscrit dans le contexte de la réforme des retraites de 2003 destinée notamment à relever le taux d'emploi des seniors. Elle envisage les cas d'entreprises de deux secteurs d'activités, aux conditions de travail souvent difficiles, pertinents pour s'interroger sur l'emploi des seniors dans la région PACA.
La chimie tout d'abord car, comme sur bon nombre de secteurs industriels restructurés, les entreprises ont été de grandes utilisatrices des mesures d'âge, pendant longtemps mises en place par le pouvoirs publics. Ces mesures d'âge ont eu pour conséquence d'exonérer les organisations d'une réflexion sur une véritable gestion des âges. En parllèle à la tendance à la réduction des effectifs, le secteur connaît aujourd'hui un déficit de recrutement, faute d'attractivité des métiers de la chimie pour les jeunes étudiants.

Le bâtiment ensuite, aujourd'hui directement confronté à des difficultés de recrutement et surtout de fidéalisation de sa main d'oeuvre. Sa pyramide des âges possède deux spécificités : un peu plus de jeunes et un peu plus de personnes de plus de 55 ans que dans d'autres secteurs.

Cette étude vise à montrer que, quelle que soit la taille de l'entreprise et le recours aux mesures d'aides ou la prise en compte de la législation en vigueur, la gestion des seniors, que l'entreprise met ou pas en oeuvre, dépend de sa situation et de sa stratégie entendues dans un sens large, de son organisation du travail et de sa politique de GRH et enfin des qualifications et compétences acquises par les salariés tout au long de leur parcours et attendues par l'entreprise.

Les auteurs se sont attachés à comprendre si les situations dans lesquelles se trouvent désormais les entreprises de ces secteurs, les poussent ou non à faire des efforts particuliers pour maintenir l'emploi des seniors et améliorer leurs conditions de travail, voire, à mettre en place une véritable gestion des âges aux vertus anticipatrices.

L'originalité de cette recherche est de réaliser une comparaison entre les deux secteurs d'activité, mais également à l'intérieur de chaque secteur, entre entreprises de tailles diverses. Cela permet de tenir compte d'éventuels effets de substitution de main d'oeuvre entre ces entreprises et de comprendre le type de construction de l'emploi existant.

Dans cette perspective, trois hypothèses principales présidaient à cette recherche. La première portait sur les politiques publiques et, plus précisément, sur l'idée selon laquelle ces politiques publiques accompagnaient des politiques d'entreprises préexistantes. Les auteurs se sont focalisés sur la manière dont ces politiques trouvaient ou non un écho auprès des acteurs des entreprises considérées.  Le deuxième hypothèse portait sur ce que l'on pourrait appeler l'effet taille. L'éidée était que les entreprises de grande taille jouissaient d'une marge de main d'oeuvre plus grande pour appliquer une GRH spécifique, ou en tout cas, adaptée à l'emploi des plus âgés. La méthodologie choisie a ainsi consisté à enquêter auprès d'entreprises de tailles diverses et dans des secteurs contrastés de ce point de vue. La troisième et dernière hypothèse devait mettre en avant le fait que les pratiques de gestion des plus de 50 ans dépendraient du type de répartition des compétences et des qualifications dans l'entreprise et du rôle dévolu à certaines.

Les auteurs concluent que si la première et troisième hypothèses ont été en partie validée, la seconde mérite d'être nuancée. La recherche a également montré que les dimensions "usage des politiques publiques" et taille des entreprises" se retrouovaient en interaction. La chimie va devoir changer de fusil d'épaule, le recours aux mesures publiques n'étant plus de mise et les préretraites maison étant de plus en plus couteuses. Concernant le batiment,  les auteurs s'interroge : comment ce secteur parvient-il à mettre "hors course" une fraction importante de ses travailleurs âgés sans que entreprises et artisans en soient réellement conscients?







 


par : Tiphaine Garat




 

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