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Généralités

Durer au travail dans les métiers de l'informatique : quelles conditions de possibilité?, M. Poussou-Plesse, D. Duplan (CEMS EHESS).

Le rôle du changement organisationnel et technologique sur l'âge de départ en retraite.

> article du 25-03-2009

Le travail de recherche dont ce rapport fait état, a été réalisé dans le cadre de l'appel à projet de la Dares "Gestion des pages, changements technologiques et travailleurs vieillissants". Plus précisément, il répond à un axe de cet appel, qui invitait à approfondir la compréhension de l'impact des changements organisationnels et technologiques sur les carrières et leurs interruptions, sous l'horizon de la longévité professionnelle.

cette étude part du constat qu'aucun lien de causalité direct et simple ne peut être établi entre le COT (changement organisationnel et technologique) d'une part, et une vulnérabilité particulière des salariés âgés d'autre part, au titre que ces salariés ne pourraient plus par nature s'adapter aux changements en question.

La première partie de ce rapport est consacrée à la manière dont s'est structuré le système d'emploi informatique, tel qu'on peut le cartographier en France au milieu des années 2000.
Les auteurs ont montré comment les obstacles à une employabilité durable dans les métiers de l'informatique doivent d'abord être positionnés au niveau des logiques sectorielles du changement. Les auteurs ont mis à profit le recul de deux, voire trois, décennies dans le secteur qu'offrent les parcours d'informaticiens interviewés pour décrire comment, de fait, il y ont duré et la façon dont ils ont perçu ces évolutions.

La seconde partie du rapport s'attache aux "conséquences humaines" que produisent périodiquement les logiques du changement dans le secteur informatique, décrites dans la première partie.
Les auteurs soulignent comment le discours récurrents sur la pénurie renvoient à des pratiques de recrutement fondées sur des critères drastiques. Ces critères se fondent sur un "jeunisme" économique qui s'exprime dans des normes d'étapes de carrière particulièrement intériorisées qui contribuent à masquer le déclassemen régulier d'informaticiens confirmés. Envers de la pénurie, ce déclassement pointe du doigt un système d'alimentation du secteur en main d'oeuvre qui ne se préoccupe pas des perspectives de carrière en cas de retournement de conjoncture, ni ne formalise de véritables filières de reconversion.

La troisième partie du rapport entreprend d'éclairer le déclassement en s'intéressant à sa quantification et à la manière dont les porte-parole du SEI l'appréhendent.
Il s'agira tout d'abord de porter l'attention sur les statistiques de l'emploi disponibles, et de comprendre comment elles peuvent conforter les pouvoirs publics dans une vision du SEI assimilé à un marché de l'offre et de la demande où le rôle des intermédiaires dans la quantification des besoins est sous-estimé. Dans ces conditions où la mesure publicise le secteur informatique comme porteur plus que comme prpoducteur de déclassement, les auteurs ont cherché à savoir comment les porte-parole du secteur abordent cette question, étant a priori mieux informé. Un débat sur le calcul du taux de chômage des informaticien a servi de point d'entrée pour constater un dialogue social réduit au statu quo au niveau de la Branche, rendant hypothétique la mise sur agenda du déclassement et attirant d'autant plus l'attention sur les initiatives d'auto-organisation professionnelle.

Dans une quatrième partie, les possibilités de longévité en emploi seront envisagées au niveau des démarches concrètes d'employabilité des enquêtés.
Leur compte-rendu est organisé autour de quatre ensembles de pratiques : évoluer professionnellement, se former, retrouver un emploi salarié, créer son activité. Pour chacune d'elles, sont distinguées trois logiques d'engagement : une logique naturelle (spontanée), une logique planifiée (balisée par des repères collectifs) et une logique aléatoire. Elles correspondent à trois modalités du changement tel qu'il peut être expérimenté par les informaticiens.
Concernant sa première modalité, les formes incrémentales de l'adaptabilité en informatique permettront de pointer la question de leur certification.
Concernant sa deuxième modalité, les prescriptions encadrant les évolutions de carrière soulèveront celle de leur caractre abstrait ou formel, conduisant souvent l'informaticien à relativiser leur pertinence, après avoir pu y adhérer.
La troisième modalité permettra de porter l'attention sur un aspect marquant des anticipations de carrière en informatique : le caractère particulièrement "cyclique" des opportunités d'emploi nourrit en effet des formes d'attentisme et explique la nature de pari d'un certain nombre d'investissements en employabilité consentis par les enquêtés ayant passé 40 ans.
 


par : Tiphaine Garat




 

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