Si plus des deux tiers des immigrés retraités avouent connaître « une situation financière moyenne ou difficile », plus de la moitié des immigrés estiment que le passage à la retraite n’a pas entraîné de diminution de leur niveaud e vie, selonune étude réalisée par la Cnav sur le vieillissement des immigrés.
S’agissant des catégories scioprofessionnelles, une double spécialisation par pays et par sexe émerge, 90% des immigrés turcs sont ouvriers contre 15% pour ceux originaires d’Europe du Nord, et 25% des femmes immigrées sont employées de service, contre 6% pour les autochtones.
Les immigrés de distinguent de la population générale par le fait qu’ils sont moins souvent inactifs avant leur retraite et qu’ils sont moins nombreux à partir à la retraite avant 65 ans. Principale raison : des interruptions de carrière plus fréquentes nécessitant de travailler plus longtemps.
Les immigrés contribuent ainsi à développer l’emploi des seniors : le taux d’activité est de 51% pour les 55-65 ans (37 % dans la population générale) et le taux d’emploi de 40% (37% dans la population générale).
A lire :
- L’enracinement - enquête sur le vieillissement des immigrés en France, Claudine Attias-Donfut, Armand Collin, 358p.
Cette étude avait été présentée dans le n°45 de la revue de la CNAV "Retraite et Société", sur les données démographiques.