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Généralités

La limitation de l’instabilité de l’emploi passe-t-elle par une amélioration de l’assurance chômage ?

> article du 23-11-2015

En France, les embauches sur des contrats de très courte durée (particulièrement les contrats de moins d’un mois) ont fortement augmenté depuis le début des années 2000. Plusieurs facteurs sont susceptibles d’expliquer cette évolution : changements technologiques, tertiarisation de l’économie, coût du travail incitant les entreprises à employer de la main d’œuvre peu qualifiée sur des plages horaires les plus courtes possibles. Néanmoins, cette évolution n’est pas universelle : aux États-Unis, les tendances sont inverses, avec un recul des emplois de moins d’un trimestre.

Dans une note pour le Conseil d’analyse économique (CAE), rendue publique en mois de septembre 2015, deux économistes, Pierre Cahuc et Corinne Prost, montrent que l’assurance chômage, parce qu’elle permet, d’une part, de « cumuler allocation chômage et salaire sans limite de durée » dans certains cas, et que d’autre part, « les entreprises ne sont pas incitées à prendre en compte le coût qu’elles font peser sur les comptes de l’assurance chômage lorsqu’elles ont fréquemment recours aux contrats courts », contribue au développement des emplois instables.  

Les deux économistes formulent trois recommandations qui visent à modifier les règles d’indemnisation et de financement de l’assurance chômage pour en améliorer l’équilibre financier et limiter l’instabilité de l’emploi :

Recommandation 1. Fixer une allocation chômage proportionnelle au revenu moyen mensuel calculé sur une période de référence et non proportionnelle au salaire journalier moyen des jours couverts par un contrat de travail. Rendre le cumul allocation chômage et salaire plus rémunérateur.

Recommandation 2. Éviter les règles d’indemnisation spécifiques à certaines professions si elles ne sont pas compensées par des contributions couvrant leur surcoût par rapport aux règles de droit commun.

Recommandation 3. Moduler les cotisations à l’assurance chômage de chaque entreprise, non selon le type de contrat de travail comme l’a instauré la loi du 14 juin 2013 sur la sécurisation de l’emploi, avec des exemptions pour la majorité des contrats courts, mais selon le coût induit pour l’assurance chômage.

Source : CAE


par : Hakim EL FATTAH




 

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