Les dernières projections financières du Conseil d’orientation des retraites, qui prennent en compte les effets de la réforme Fillon, témoignent d’une situation alarmiste.
Le document dévoilé par la Tribune confirme que les besoins globaux de financement des régimes de retraite seront de 0,8% de PIB en 2020 soit environ 18 milliards d’euros, et de 3,1%de PIB en 2050 (112 milliards).
Le scénario central s’appuit sur l’hypothèse optimiste d’un taux de chômage ramené à 4,5% à partir de 2015. Le constat apparaît très sombre et l’effet de la loi de 2003 sur la masse de cotisations “serait quasiment nul, à l’ordre de 0,05 point de PIB”.
Si pour couvrir les besoins de financement il était décidé de recourir à la hausse des cotisations, il serait nécessaire que “le taux de cotiasation soit plus élevé de 1,7 point en 2020 et de 6,7 points en 2050 par rapport à son niveau de 2006” prévoient les experts.
La croissance du nombre de retraités serait très marquée de 2003 à 2050. De 12,9 millions en 2003, les retraités seraient environ 21,8 millions en 2050. Le nombre de retraités par rapport au nombre de cotisants passant de 53 retraités pour 100 cotisants en 2003 à 91 retraités pour 100 cotisants en 2050. Cette évolution toucherait la plupart des régimes.
source : la lettre hebdomadaire de l’annuaire-secu



