Recherche

  Articles contenants :
et
et


  Traitant du sujet :
  
  

Lettre d'information

Télécharger les lettres d'information  
Télécharger toutes les
lettres d'information


Recevoir la lettre d'information
par mail :

* champ obligatoire






captcha


Télécharger Adobe Reader
 


Généralités

La HALDE et l’OIT publient le 4ème baromètre sur les discriminations au travail réalisé par l’institut CSA.

> article du 24-01-2011

La Haute Autorité de Luttre contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE) et l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ont publié, le 17 décembre dernier, le 4ème baromètre sur les discriminations au travail réalisé par l’institut CSA.

Le sondage a porté sur un échantillon de 1080 personnes constitué :

- d’un échantillon national représentatif de 578 salariés du privé, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession, secteur d’activité), après stratification par région et catégorie d’agglomération.

- d’un échantillon national représentatif de 502 agents de la fonction publique, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession, type de fonction publique), après stratification par région et catégorie d’agglomération.
 

Un communiqué de la Halde fait état des points saillants suivants :

• La lutte contre les discriminations dans le monde du travail est perçue comme un enjeu important par les salariés du privé (96%) comme par les agents de la fonction publique (97%).

• 31% d’entre eux (public et privé confondu, soit – 4 points baromètre précédent) ont déjà été victimes de discrimination dans le cadre du travail ; si cette proportion n’a pas progressé depuis la vague précédente, elle se maintient à un niveau élevé. Et 28% (- 1 point) des salariés et agents n’ayant jamais encore été victimes ont le sentiment qu’ils pourraient l’être un jour.

• De plus en plus de salariés déclarent avoir été témoins de discriminations (43%, + 2 points), signe d’une forte sensibilité au sujet. La progression est plus forte dans la fonction publique (42% des agents ont été témoins soit 5 points de plus qu’en décembre 2009).

• Si les salariés du privé continuent à être plus que les agents de la fonction publique confrontés aux discriminations (33% de victimes parmi les salariés du privé et 25% parmi les agents du public), l’appartenance à la fonction publique apparaît de moins en moins comme une garantie d’y échapper. Seuls 29% des agents de la fonction publique estiment qu’ils ont moins de probabilité d’être victimes de discrimination sur leur lieu de travail qu’un salarié du privé. C’est 5 points de moins qu’en décembre 2009 et 10 points de moins qu’en mars 2009.

• Face à une situation de discrimination, si 39% des victimes en parlent à leur hiérarchie et 29% aux représentants du personnel, une proportion importante garde le silence (34% des victimes du public et du privé), manifestement par résignation (52% expliquent qu’en parler n’aurait rien changé). Ce silence progresse en particulier dans la fonction publique (39% des agents victimes n’ont rien dit, soit une hausse de 8 points par rapport à décembre 2009).

• Les solutions : Un dispositif de veille préventive comme la mise en place d’enquêtes régulières auprès des salariés sur leurs ressentis en matière de discrimination au travail sur la base du volontariat et de l’anonymat (85% en moyenne dans les deux populations), et des sanctions pour les entreprises, administrations et services publics qui n’ont pas pris de mesures en faveur de l’égalité salariale femmes/hommes (91% en moyenne au sein des deux populations).

• Pour faire face à une situation de discrimination, les agents (60%) et les salariés (52%) considèrent que les représentants du personnel et des syndicats sont les mieux placés pour les soutenir. Ils estiment que des preuves concrètes (90%) et le fait de savoir que d’autres personnes ont eu gain de cause dans des conditions similaires (83%) sont deux éléments qui faciliteraient l’engagement d’une procédure pour discrimination auprès de la HALDE.

• Plus précisément en ce qui concerne les inégalités de rémunération entre les hommes et les femmes, c’est le manque de transparence qui existe sur le sujet qui est jugé comme le principal frein à la réduction des écarts (32%).
 

Accès aux publications


par : Hakim El Fattah


Documents jointsDocuments joints




 

Commentaire sur l'articleRéponse(s) à l'article



 
 
Retour à l'accueil de Dialogue social.fr

Institut du travail - Université Robert Schuman à Strasbourg

Université de Strasbourg

LOGO-DIRECCTE.gif