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Egalité dans le travail : Généralités

La Commission européenne adopte une stratégie quinquennale 2010-2015 pour promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes.

> article du 27-09-2010

La Commission européenne a adopté, le 21 septembre 2010, une stratégie quinquennale (2010-2015) pour promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes en Europe.

 A l'occasion de la présentation de cette stratégie à la presse, la vice-présidente de la Commission européenne chargée de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté, Mme Viviane Reding, a déclaré : "en ce qui concerne l'égalité entre les femmes et les hommes, l'Europe a montré l'exemple au monde entier en intégrant, dès 1957, le principe "à travail égal, salaire égal" dans le traité de Rome. Nous pouvons faire de même aujourd'hui pour ce qui est de la participation des femmes au processus décisionnel et de la lutte contre la violence à caractère sexiste". 

L'absence de progrès quant à la représentation des femmes aux postes à responsabilité, pourrait conduire la Commission à prendre des initiatives au niveau européen notamment en instaurant des quotas en faveur des femmes.

D'ailleurs, la vice-présidente de la Commission a exprimé son intention de rencontrer durant le printemps 2011 les directeurs de grandes entreprises européennes cotées en bourse, pour examiner la situation et envisager les possibilités d'une "autorégulation énergique" ainsi que l'opportunité de lancer d'autres initiatives en 2012. 

La stratégie 2005-2010 propose un ensemble d'actions concrètes en rapport avec les cinq priorités définies dans la Charte des femmes (voir document joint) adoptée par la Commission en mars 2010 :

  • Indépendance économique égale;
  • Égalité de rémunération pour un même travail ou un travail de même valeur; 
  • Égalité dans la prise de décision;
  • Dignité, intégrité et fin des violences fondées sur le sexe;
  • Égalité entre les femmes et les hommes dans les politiques extérieures.  

Au titre des nombreuses mesures proposées, la Commission entend favoriser notamment la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes à l'occasion de la mise en oeuvre de la stratégie Europe 2020(1) dont l'objectif est d'atteindre un taux d'emploi de 75% pour les femmes et les hommes et encourager les femmes à créer leur entreprise ou se mettre à leur compte.

Pour lutter contre les écarts de salaires entre les hommes et les femmes qui est, dans des proportions différentes, une caractéristique commune aux pays membres de l'Union européenne(2), la Commission envisage, entre autres, de créer une journée européenne de l'égalité salariale et de soutenir les initiatives en faveur de l'égalité de rémunération sur le lieu de travail tels que les labels, les chartes et les prix. 

Partant du constat que les femmes sont toujours sous-représentées dans les processus décisionnels et les postes à responsabilité(3) et considérant que qu’il existe une corrélation entre la présence de femmes aux postes de direction et de bons résultats économiques, l'Union européenne a fixé divers objectifs dont par exemple, en 2005, celui d'arriver à 25 % de femmes occupant des postes à responsabilité dans le secteur public de la recherche. Dans sa stratégie 2010-2015, la Commission engage les différents acteurs à poursuivre dans cette voie.

En 2006, une étude du Conseil de l'Europe a estimé que 20 à 25% des femmes ont subi des violences physiques au moins une fois dans leur vie (4) et il y aurait selon d'autres estimations jusqu'à un demi-million de femmes vivant en Europe qui ont été soumises à des mutilations génitales (5). Pour lutter contre ces différentes violences subies par les femmes, la Commission juge nécessaire l'adoption d'une stratégie à l'échelle de l'Union européenne et s'engage à assurer que la législation européenne en matière d'asile prenne en considération les questions d'égalité entre les femmes et les hommes.

Enfin, la Commission insiste sur le fait que le combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes ne doit pas être confiné aux frontières de l'Europe. Car "l'Union européenne peut exercer une influence significative et favoriser l'égalité entre les sexes et l'émancipation des femmes dans le reste du monde grâce aux politiques composant son action extérieure". Et cela concerne en premier lieu les pays souhaitant devenir membres de l'UE qui doivent respecter le principe de l'égalité entre les femmes et les hommes (critères de Copenhague), mais aussi les pays partenaires de l'Union qui sont encouragés à oeuvrer en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes.

 Derrière ces différentes actions, la Commission poursuit un double objectif : d'une part, étant une des valeurs sur lesquelles l'Union eurpéenne est fondée et une dimension des droits fondamentaux (article 8 TFUE) (6) , la Commission en tant que gardienne des traités se doit de prendre des initiatives en vue d'assurer l'égalité entre les femmes et les hommes, d'autre part, il s'agit de "tirer de l'égalité des sexes des atouts économiques et commerciaux", en effet, pour la Commission, l'accueil de davantage de femmes sur le marché du travail permettra de "contrebalancer les effets de l'amenuisement de la population en âge de travailler, d'alléger ainsi la charge pesant sur les finances publiques et les systèmes de protection sociale, d'élargir la base des ressources humaines et d'augmenter la compétitivité".

 Enfin, la Commission engagera un dialogue annuel de haut niveau sur l'égalité entre les femmes et les hommes, auquel participeront le Parlement européen, les présidences du Conseil, les partenaires sociaux européens et la société civile, en vue de mesurer les progrès accomplis dans la mise en oeuvre de la stratégie(7)

 

 Source : ec.europa.eu/social/main.jsp

 

 

(1) ec.europa.eu/eu2020/index_fr.htm

(2) L’écart de rémunération entre les hommes et les femmes dans l’Union européenne (la différence moyenne de salaire horaire brut des femmes et des hommes, tous secteurs économiques confondus) demeure de 17,8 %, l’Estonie affichant 30,9 %, la République tchèque 26,2 %, l’Autriche 25,5 % et l’Allemagne 23,2 %, contre 4,9 % pour l’Italie, 8,5 % pour la Slovénie et 9 % pour la Belgique et la Roumanie (Chiffres de 2008 sauf pour l’Estonie (2007)).

 (3) Les femmes n’occupent en moyenne qu’un siège sur quatre dans les parlements et les gouvernements nationaux. Elles ne représentent que 10 % des membres des conseils d’administration des grandes sociétés cotées en bourse dans l’Union européenne, et 3 % des dirigeants de ces conseils.

(4) «Combattre la violence à l’égard des femmes: étude du bilan des mesures et actions prises pour combattre la violence à l’égard des femmes dans les États membres du Conseil de l’Europe», Conseil de l’Europe, 2006.

(5) Résolution du Parlement européen du 24 mars 2009 sur le combat de la mutilation génitale féminine dans l’Union européenne.

 (6) "Pour toutes ses actions, l'Union cherche à éliminer les inégalités, et à promouvoir l'égalité, entre les hommes et les femmes"

 (7) Conformément au souhait du Parlement européen formulé dans sa "résolution du 17 juin 2010 sur l'évaluation des résultats de la feuille de route pour l'égalité entre les femmes et les hommes 2006-2010 et les recommandations pour l'avenir".


par : Hakim EL FATTAH




 

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