Dans le dernier Panorama des Pensions 2009 de l'OCDE (à paraitre), un chapitre, précédé d'un éditorial, est consacré à l'impact de la crise sur les retraites.
Ainsi, "dans les pays de l'OCDE, la crise financière a durement touché les fonds de pension dont les investissements se sont dépréciés de 23% en moyenne en 2008, ce qui représente environ 5400 milliards UDS". Les pays de l'OCDE les plus touchés sont "à l'évidence ceux où les pensions privées jouent un rôle important dans les systèmes de retraite, comme en Australie, aux Etats-Unis et aux Pays-Bas".
Les régimes publics de retraite seront également confrontés à des difficultés financières "dans la mesure où les recettes provenant des cotisations sociales s'amenuisent en raison de la montée du chômage et où les dépenses au titre de la redistribution augmentent pour compenser la baisse des pensions".
Dans de nombreux pays de l'OCDE, des programmes sociaux faisant office de "stabilisateurs automatiques sociaux" sont prévus pour atténuer "l'impact sur le revenu global des retraités des moins-values enregistrées sur les placements financiers".
Néanmoins, "dans certains pays les filets de protection sociale envers les personnes âgées risquent d'être insuffisants en cas d'effondrement des revenus de l'épargne privée" estiment M.John P. Martin et Mme Martine Durand de la direction de l'emploi, du travail et des affaires sociales de l'OCDE.
Par ailleurs, les Etats doivent, selon ces mêmes auteurs, éviter de "faire basculer les chômeurs âgés vers les régimes d'assurance invalidité ou d'assurance maladie longue durée, ou de réintroduire les mesures de retraites anticipée". Car "de telles mesures enverraient un signal erroné et iraient à l'encontre de l'objectif de relèvement de l'âge effectif de la retraite qui est nécessaire pour compenser les effets du vieillissement de la population".
Enfin, conscients que "la confiance dans les régimes de pension privés a été entamée par la crise", M. John P. Martin et Mme Martine Durand sont d'avis qu'il va falloir modifier le fonctionnement des régimes privés par "une meilleure réglementation, une administration plus efficiente, une plus grande transparence sur les risques et avantages liés aux différents options, ainsi qu'un basculement automatique vers des investissements moins risqués à mesure que l'on s'approche de l'âge de la retraite".
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