Sous l’impulsion européenne depuis la fin des années 1990, les pays européens mettent en place des politiques visant à relever le taux d’emploi des seniors.
Malgré cette inspiration commune, les politiques nationales restent hétérogènes, car liées aux systèmes nationaux d’emploi et de protection sociale.
- Le Royaume-Uni développe essentiellement des mesures d’incitation au travail centrées sur l’individu (logique libérale)
- en Suède, les réformes s’inscrivent dans un objectif plus général de garantie du bien-être individuel et social (logique universaliste).
- L’analyse des cas allemands et français montre l’importance des effets de système des institutions (concurrence et substitution entre les dispositifs), et met en doute la pertinence de la coordination européenne des politiques nationales au moyen d’un critère isolé du taux d’emploi.
Après une présentation détaillée des réformes menées depuis quinze ans par la France, la suède, l’Allemagne et le Royaume-Uni, les auteurs analysent ces politiques au crible de deux approches institutionnalistes : une approche en terme de justice locale qui éclaire les différentes dimensions des choix publics, puis l’analyse du changement institutionnel.
Vous pouvez consulter cet article dans la revue Travail et Emploi, avril-juin 2005, p.107.
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