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Le Parlement européen appelle à plus d’efforts pour réduire les inégalités femmes-hommes

> article du 04-02-2021

 

Par l’adoption, le 21 janvier 2021, de trois rapports relatifs à l’égalité de genre, le Parlement européen invite les Etats membres et la Commission à agir concrètement pour répondre aux besoins de toutes les femmes en Europe.

Dans le premier rapport relatif à la stratégie pour l’égalité des genres 2020-2025, les députés européens examinent la stratégie européenne pour l'égalité entre les femmes et les hommes proposée par la Commission en mars dernier[1]. Bien qu’ils saluent les mesures positives incluses en son sein, ils déplorent l’absence d’objectifs concrets pour 2025. D’autant plus que la violence et le harcèlement sur le lieu de travail prennent une ampleur extrêmement inquiétante, que le recul des droits des femmes dans certains États membres devient profondément préoccupant et que les écarts de rémunération être les femmes et les hommes s’accentuent essentiellement suite à la pandémie. Pour ces raisons, les députés exhortent la Commission à procéder à des actions supplémentaires et à des objectifs contraignants. Plus précisément, ils appellent à des mesures pour définir et interdire la violence et le harcèlement au travail (mécanismes de plainte et de règlement des différends, campagnes de formation et de sensibilisation, etc.) ainsi que pour atteindre la transparence salariale. En outre, ils demandent l’adoption d’une directive-cadre européenne pour prévenir et lutter contre toutes les formes de violence sexiste et proposent un suivi permanent de l’état des droits des femmes et de l’égalité des genres.

Dans le deuxième rapport concernant la perspective de genre pendant la crise de la COVID-19 et la période de l’après-crise, les députés ont examiné l’impact de la pandémie sur les femmes. Ils insistent sur le fait que la présente crise touche de manière disproportionnée les femmes dans la sphère socio-économique, menant ainsi à des inégalités plus accrues. Ils soulignent par ailleurs que certains groupes de femmes sont confrontés à des obstacles et défis supplémentaires ainsi qu’à des conséquences socio-économiques néfastes en raison des discriminations intersectionnelles et structurelles qu’elles subissent. De même, les députés observent que la réponse des autorités publiques a été insuffisante concernant la violence à l’égard des femmes durant la pandémie. Ainsi, ils invitent tant les institutions européennes que les Etats membres de tenir compte de tous ces constats. Plus particulièrement, ils appellent les pays de l’UE à incorporer un chapitre comprenant des actions ciblées en faveur de l’égalité des genres dans leurs plans nationaux de relance et de résilience ainsi que de transposer pleinement la directive sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Ils interpellent en outre la Commission sur la nécessité de soutenir les femmes entrepreneurs. In fine, ils insistent sur l’élaboration de mesures appropriées reflétant les différentes circonstances dans lesquelles les femmes se trouvent (femmes âgées dans les maisons de soins fortement touchées par le virus, femmes handicapées, femmes migrantes, sans-abri, faisant partie de la communauté LGBTQI+, etc.),  ainsi que sur la mise en œuvre de nouveaux services pour protéger les victimes de violence domestique (par exemple, systèmes de contact de la police directement par téléphone, courriel ou SMS).

Le troisième rapport s’intéresse à la résorption du fossé numérique entre les hommes et les femmes et la participation de celles dernières à l’économie numérique. Les députés insistent essentiellement sur la nécessité pour la Commission et les États membres de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes dans les TIC et les entreprises liées aux TIC et dans l’économie numérique. Parallèlement, ils les invitent à adopter des politiques transversales visant à réduire l’écart femmes-hommes dans l’économie numérique par des mesures ciblées (par exemple, financement par des fonds européens des projets dirigés par des femmes dans l’environnement numérique, intégration des questions d’égalité dans les stratégies des entreprises en matière de production, de conception et de commercialisation de produits TIC, rapports annuels sur la diversité et l’écart de rémunération dans les entreprises de TIC, programmes de tutorat, etc.). Un autre aspect important, selon les députés, concerne l’évaluation des causes et des facteurs du fort taux d’abandon des femmes dans les carrières numériques, ainsi que l’analyse des conséquences d’un déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée sur la capacité des femmes à participer aux formations nécessaires pour suivre la cadence quant aux compétences requises dans le secteur des TIC.  

Vous trouverez, ci-après, l’intégralité des textes adoptés.



[1]La stratégie en faveur de l'égalité entre les hommes et les femmes 2020-2025: Vers une Union de l'égalité, présente un ensemble d’actions clés, notamment mettre un terme à la violence et aux stéréotypes sexistes, garantir une participation et des perspectives égales sur le marché du travail (dont une rémunération égale) et parvenir à un équilibre entre les hommes et les femmes aux postes de décision.


par : Evdokia Maria Liakopoulou




 
 
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