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Assistance Aéronautique et Aérospatiale : un accord sur un PSE est signé

> article du 27-10-2020

Dans un communiqué commun du 16 octobre 2020, les syndicats FO et CFE-CGC (majoritaires ensembles) ont annoncé avoir signé un projet d’accord en vue d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) avec la direction de l’entreprise AAA (Assistance Aéronautique et Aérospatiale). L'entreprise est spécialisée dans les services sur site pour des clients tels qu'Airbus, Stelia, Safran et Dassault. Elle emploie 3500 salariés dans le monde, dont 1587 en France.

 

Au mois de juillet dernier, la direction de AAA annonçait plus de 719 suppressions de postes (et 59 postes à pourvoir supprimés), dont près de 300 dans la région toulousaine.

A ce titre, les mouvements de grève des salariés du sous-traitant AAA s’étaient multipliés pour dénoncer les « PSE en cascade liés aux délocalisations », ainsi qu’un « accompagnement inexistant pour les salariés licenciés ». Dès septembre dernier, des « blocages-filtrants » avaient été mis en place pour perturber l’approvisionnement des pièces chez Stelia et Airbus. Le 8 septembre dernier, la CFDT (deuxième syndicat de l'entreprise) avait appelé à des débrayages sur plusieurs sites en France pour une durée indéterminée jusqu’à ce qu’un compromis soit trouvé, afin de s'opposer à un « dialogue social de façade ».

 

L’accord signé le 16 octobre 2020 prévoit désormais le licenciement de 502 personnes au sein du sous-traitant aéronautique AAA (et 65 postes à pourvoir supprimés), ce qui représente un tiers de ses effectifs en France.

Dans leur communiqué commun, les syndicats FO et CFE-CGC évoquent une décision « douloureuse » mais assumée car, en dépit de l’impact indéniable du projet sur certaines régions, l’accord pris dans sa globalité « permet d’obtenir un socle de garanties pour les salariés ». A ce titre, une « priorité de réembauche » sera accordée pendant 18 mois aux salariés licenciés en cas de reprise de l’activité. D’autres mesures ont aussi été négociées, notamment un budget formation et une prime dans le cadre du plan de départ volontaire.

La CFDT qui a refusé de signer cet accord, se dit « choqué » par ce plan, estimant qu’il y avait « des solutions » pour éviter un PSE et que les mesures d’accompagnement sont « très en deçà de ce qui se fait de manière habituelle ». Les avocats de la CFDT, Stéphane Ducrocq et Pauline Brocart ont précisé que « si la Direccte valide ce plan, on attaquera cette décision et ensuite on espère qu’un maximum de salariés contestera cette décision aux prud’hommes ».

            Le président de l’entreprise AAA Gilles Chauby a quant à lui estimé que sans le PSE « fin janvier on était en cessation de paiement […]. On a fait ce qu’on pouvait avec nos moyens ».

 

 

Communiqué de presse FO et CFE-CGC :

https://www.metallurgie-cfecgc.com/projet-daccord-pse-signe-chez-aaa


par : Aurore KAWECKI


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