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« Travailler pour bâtir un avenir meilleur » : Rapport de la Commission mondiale sur l’avenir du travail de l’OIT

> article du 15-02-2019

A l’occasion de son 100ème anniversaire l’OIT (Organisation Internationale du Travail) vient de publier un rapport relatif à l’avenir du travail.

Cette étude a été réalisée par la Commission Mondiale sur l’Avenir au Travail.

Il s’agit d’une commission indépendante créée en 2017 composée de 27 membres. Elle regroupe des personnalités mondiales du monde des affaires, des syndicats, ainsi que des organisations gouvernementales et non gouvernementales.

Elle est dirigée par deux coprésidents, le Président de la République d’Afrique du Sud, Cyril RAMAPHOSA, et le Premier ministre suédois, Stefan LÖFVEN.

« Ce rapport historique de la Commission mondiale sur l’avenir du travail examine comment nous pouvons parvenir à un meilleur avenir du travail pour tous alors que le monde du travail connaît des changements sans précédent et des défis exceptionnels ».

Dans ce rapport, la Commission part du constat selon lequel le monde actuel subit de profondes mutations, telles que les progrès technologiques (notamment par l’intelligence artificielle, l’automatisation et la robotique), l’écologisation des économies et les bouleversements démographiques.

Elle propose de « saisir les possibilités qu’offrent ces changements en profondeur pour créer un avenir meilleur, assurer la sécurité économique, l’égalité des chances et la justice sociale – et, en définitive, renforcer le tissu de nos sociétés ».

Aussi, à travers cette étude, la Commission nourrit l’objectif de « redynamiser le contrat social, qui assure aux travailleurs une juste part du progrès économique, le respect de leurs droits et la protection contre le risque en échange de leur contribution permanente à l’économie. Le dialogue social peut jouer un rôle clé en assurant que ce contrat demeure adapté aux changements en cours dès lors que tous les acteurs du monde du travail sont pleinement impliqués ».  

Les travaux et préconisations de la Commission s’articulent autour de 3 pôles dont nous allons décliner les mesures principales:

-          Accroître l’investissement dans le potentiel humain

-          Accroître l’investissement dans les institutions du travail

-          Accroître l’investissement dans le travail décent et durable

1/ Accroître l’investissement dans le potentiel humain :

La Commission vise ici quatre mesures essentielles :

-      «Un droit universel à l’apprentissage tout au long de la vie qui donne la possibilité d’acquérir des compétences, de les actualiser et de se perfectionner, (…) efficace et financé de manière appropriée.

-    Accroître les investissements dans les institutions, politiques et stratégies qui accompagneront les individus durant les phases de transition du monde du travail.

-        Mettre en œuvre un programme de transformation assorti d’objectifs mesurables en matière d’égalité des genres. Cela se traduit notamment par :

o   Favoriser le partage des activités de soins non rémunérées au sein du foyer pour créer une réelle égalité de chances sur le lieu de travail

o   Renforcer le rôle et la voix des femmes,

o   Éliminer la violence et le harcèlement au travail,

o   Mettre en œuvre des politiques de transparence salariale

o   Traiter la question de l’égalité des genres dans les emplois de demain fondés sur la technologie.

-     Assurer une protection sociale universelle de la naissance à la vieillesse : (…) un système de protection sociale solide et réactif, fondé sur les principes de solidarité et de partage des risques, qui réponde aux besoins des personnes tout au long de leur vie.

2/ Accroître l’investissement dans les institutions du travail :

La Commission vise ici quatre mesures essentielles :

-      Établir une garantie universelle pour les travailleurs : tous les travailleurs, quels que soient leur régime contractuel ou leur statut professionnel, devraient jouir des droits fondamentaux des travailleurs, d’un « salaire assurant des conditions d’existence convenables », de la limitation du temps de travail, et de la protection de la sécurité et de la santé au travail. (…)

-    Renforcer la maîtrise du temps. Les travailleurs ont besoin d’une plus grande autonomie s’agissant de leur temps de travail, tout en répondant aux besoins des entreprises. Utiliser la technologie pour élargir les choix et atteindre un équilibre entre le travail et la vie personnelle peut y contribuer, atténuant les pressions qu’engendre une démarcation de plus en plus floue entre temps de travail et temps consacré à la vie privée (…)

-     Assurer la représentation collective des travailleurs et des employeurs dans le cadre du dialogue social en tant que bien public, activement promu par les politiques publiques. (…). Les organisations de travailleurs et d’employeurs doivent renforcer leur légitimité représentative grâce à des techniques d’organisation novatrice (…)

-       Gérer la technologie et la mettre au service du travail décent (…)  Cela signifie :

o Adopter une approche dans laquelle l’intelligence artificielle reste « sous contrôle humain », (…).

o   Un système de gouvernance internationale pour les plateformes de travail numériques devrait être mis en place pour exiger des plateformes (et de leurs clients) qu’elles respectent des socles de droits et de protections.

o Une réglementation en matière d’utilisation des données et de responsabilité dans l’emploi des algorithmes dans le monde du travail.

3/ Accroître l’investissement dans le travail décent et durable :

La mesure principale développée ici par la Commission sont les « incitations à promouvoir des investissements dans des domaines clés pour un travail décent et durable. De tels investissements (…) peuvent créer des millions d’emplois et ouvrir des perspectives pour les micros, petites et moyennes entreprises. Le développement de l’économie rurale, où se trouve l’avenir de nombreux travailleurs dans le monde, devrait devenir une priorité ».

 Vous trouverez ci-après le résumé analytique du rapport de la Commission ainsi que le rapport dans son intégralité.


par : Khalida BENZIDOUN




 
 
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