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Les ouvriers intérimaires sont-ils plus exposés aux risques professionnels ? DARES analyses n°45 octobre 2018

> article du 16-10-2018

La DARES (direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques) vient de publier une étude fournissant de nombreuses données quantitatives relatives aux conditions de travail des ouvriers intérimaires. Celles-ci concernent :

• le nombre d’intérimaires en fin de mois par secteur d’activité et par région
• le nombre de CDI intérimaires en fin de mois
• le volume de travail temporaire (en ETP au cours du mois) par secteur d’activité et par région
• les contrats conclus au cours du mois par secteur d’activité
• la durée moyenne des missions par secteur d’activité

 

La DARES constate que « les ouvriers intérimaires, qui représentent la majorité des personnes en intérim et 8 % des ouvriers, sont très fortement exposés à des contraintes physiques dans leur travail. Ils sont 22 % à manipuler des charges lourdes plus de 20 heures par semaine contre 12 % pour l’ensemble des ouvriers. Ces contraintes s’expliquent toutefois davantage par les caractéristiques des métiers qu’exercent les intérimaires que par leur statut d’intérimaire ».

 

Elle souligne le fait que les ouvriers intérimaires sont pour la plupart employés dans des « secteurs à risques professionnels élevés (construction, industrie, logistique…) et sont soumis à de fréquents changement de poste ».

 

Les données exploitées permettent à la DARES de déduire les constats suivants :

  • Les ouvriers intérimaires sont moins souvent signalés comme exposés aux agents cancérigènes, notamment du fait de la méconnaissance par les médecins du travail quant à la nature de l’exposition aux risques chimiques : « les intérimaires restent souvent peu de temps sur leur poste de travail, ce qui rend plus difficile une connaissance approfondie de leur situation concrète par les médecins ».
  • « Les ouvriers intérimaires déclarent deux fois plus souvent que l’ensemble des ouvriers que leur rythme de travail est déterminé par le déplacement automatique d’un produit ou par la cadence automatique d’une machine, et ces écarts sont significatifs à métiers identiques ».
  • « Avec un travail plutôt moins intense et laissant moins d’autonomie, les ouvriers intérimaires ne sont en définitive pas plus soumis au job strain, c’est-à-dire à la combinaison d’une forte demande psychologique et d’une faible latitude décisionnelle, que l’ensemble des ouvriers ».
  • En ce qui concerne les risques psychosociaux, « L’ambiance de travail décrite par les ouvriers intérimaires n’est pas très différente de celle des autres ouvriers […] En revanche, et de façon prévisible, l’intérim est associé à une forte insécurité socio-économique ».
  • En matière de prévention des risques professionnels, « la prévention est jugée insuffisante pour 48 % des intérimaires contre 41 % pour l’ensemble. Concernant les risques organisationnels, la prévention est « mauvaise » ou « très mauvaise » pour 28 % des intérimaires contre 22 % pour l’ensemble des ouvriers ».

 

Vous trouverez ci-après l’étude de la DARES dans son intégralité.


par : Khalida BENZIDOUN




 
 
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