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Emploi des seniors : Cumul emploi-retraite

La notion de retraite à l’épreuve des dispositifs favorisant le vieillissement actif

Quand la retraite n'est plus synonyme de retrait de la vie active

> article du 14-06-2013

Selon l’Insee qui a étudié les mouvements de passage de l’emploi à la retraite, travailler pendant la retraite est « une situation qui se développe ». Il y aurait des tendances de fond indiquant que le phénomène du « vieillissement actif » est en marche.

Le « vieillissement actif », un phénomène qui se développe ? 

Dans une Europe qui doit faire face au vieillissement de sa population, les autorités communautaires promeuvent depuis le milieu des années 1990, le concept de «vieillissement actif» qui désigne « le fait de vieillir en bonne santé en conservant pleinement sa place dans la société, en restant épanoui dans sa vie professionnelle, autonome dans la vie quotidienne et engagé en tant que citoyen ».

En France, sous l’influence des différents dispositifs de promotion de cette approche de vie active, la notion de retraite en tant qu’elle désigne « l’état d'une personne qui s'est retirée d'une fonction, d'un emploi, et qui a droit à une pension »[1] évolue lentement mais sûrement. En effet, les études se suivent et un constat s’affirme : la retraite est de moins en moins synonyme de retrait de la vie active qui se fait, par ailleurs, de plus en plus tard. 

Il n’y a qu’à voir le nombre de plus en plus grand de salariés poursuivant leur activité au-delà des âges leur ouvrant droit à une retraite. Selon l’Insee « être retraité à 60 ans est relativement moins fréquent en 2012 qu’en 2006 ». Au cours de cette période, la part de retraités chez les personnes de 60 ans sorties du marché du travail après 50 ans a diminué de 27 points, pour atteindre 39% en 2012. Parallèlement, les retraites précoces sont plus rares. Y a-t-il matière à s’étonner face à ce phénomène ? Pas tellement.    

Rappelons que le contexte de crise économique qui met en grande difficulté financière les caisses de retraite a poussé le législateur à opérer un double mouvement législatif d’augmentation de la durée d’assurance ouvrant droit à une pension et de relèvement d’âge de la retraite d’un côté et de durcissement des conditions de retraite au titre des carrières longues ainsi que de suppression d’une grande partie des préretraites publiques et de la dispense de recherche d’emploi de l’autre. L’objectif est de toute évidence d’encourager les seniors à se maintenir dans l’emploi ou à en rechercher lorsque leur contrat de travail est rompu.  

Manifestations du « vieillissement actif » : davantage de seniors en emploi et de retraités salariés

Dès lors, la question cruciale qui se pose d’elle-même à trait aux effets de ce mouvement législatif. S’est-il traduit par de l’emploi pour les personnes concernées ?  D’après les chiffres de l’Insee, il semble que oui.

En effet, de 2006 à 2012, chez les personnes de 60 ans, la nette diminution de la part des retraités a été « surtout » compensée par la hausse de la part des personnes en emploi (+22 points à 43%), mais aussi par celle des chômeurs (+3,5 points à 4%). Pour la tranche d’âge 55-59 ans, l’effet des différentes mesures précitées est encore plus spectaculaire puisque la hausse de la part des personnes en emploi est de plus de 13 points se situant à 74%.       

Par ailleurs, suite à l’assouplissement des conditions de cumul emploi-retraite, la proportion de retraités âgés de 60 à 69 ans qui occupent un emploi a plus que doublé depuis 2006,  atteignant 7% l’année dernière. La moitié de ces retraités déclarent travailler principalement parce que leur retraite « ne suffit pas pour vivre aujourd’hui », 7 % car « cela leur permet de cotiser plus pour améliorer leur retraite de demain », 1 % pour ces deux raisons et 43 % pour des raisons non financières.

Enfin, une autre tendance vient corroborer ces évolutions : en 2012, les personnes âgées de 50 à 59 ans encore en emploi envisagent d’arrêter de travailler à 61,4 ans en moyenne, soit 1,5 ans de plus que les personnes du même âge en 2006. En toute logique, plus les personnes sont diplômées, plus elles envisagent une sortie tardive du marché du travail : à 63,4 ans en moyenne pour les titulaires d’un diplôme supérieur à Bac + 2, contre 60,9 ans pour les non-titulaires du baccalauréat.        



[1] Dictionnaire Le Petit Robert, édition 2009.

 


par : Hakim El Fattah




 

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