L’association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva) s’alarme du projet de réforme de l’allocation de cessation anticipée des salariés exposés à l’amiante, craignant que le seul but du gouvernement « soit de réduire les coûts ».
Le 28 avril, jour de commémoration internationale des victimes de l’amiante, l’Andeva a fait part de ses craintes à Xavier Bertrand, ministre de la Santé, et à Gérard Larché, ministre délégué à l’Emploi. Selon l’Andeva, le projet envisagerait
d’attribuer l’allocation aux seuls malades de l’amiante en excluant les personnes exposées,
de reculer l’âge d’entrée dans le dispositif,
et de réduire l’allocation à 60% du salaire but contre 65% aujourd’hui.
Si ces projets devaient se confirmer, « ils constitueraient une incroyable régression sociales pour les victimes de la plus effroyable catastrophe sanitaire que notre pays ait connue », estime l’Andeva qui souhaite que le dispositif actuel soit conservé et amélioré. Une délégation a été reçue par le ministre pour demander un élargissement de la liste des établissements pouvant bénéficier du dispositif de départ en retraite anticipée.



