L’accord s’inscrit dans l’obligation de négocier la GPEC, mais il veut surtout s’insérer dans un projet social, « volet négocié à la poursuite des ambitions » de l’association. Celle-ci a du conduire un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) en 2005 et 2006, touchant neuf structures et 125 salariés. Elle a élaboré, depuis, ses orientations stratégiques. L’accord crée les « plans d’adaptation des emplois et des compétences » (PAEC), le volet social de ses priorités annuelles.
L’accord veut proposer aux salariés « une méthodologie » et des moyens pour qu’ils accompagnent les évolutions de leur employeur. Sont mis en œuvre, dans un cadre prévisionnel, l’entretien professionnel, la formation et la mobilité. La Croix-Rouge utilise dans ce cadre des « contrats d’avancées professionnelles ».
Concernant l’emploi des seniors, des moyens sont mise en œuvre pour éviter les risques d’"inemployabilité" de personnels âgés.
Plusieurs dispositifs doivent « dynamiser » la carrière des salariés de plus de 45 ans.
- La mise en place d’un bilan professionnel d’étape
Le bilan répond à un triple objectif : préciser les aspirations de 2e partie de carrière, définir un projet de développement individuel et renforcer la motivation. A la demande du salarié, il est renouvelé tous les cinq ans.
- Formation et transmission du savoir
Les partenaires s’engagent, par le suivi d’indicateurs, à ce que les salariés de plus de 45 ans bénéficient d’un même volume de formation que les autres salariés. Ils prévoient la mise en place d’une formation de transition destinée à accompagner les salariés partant en retraite. Des mesures visent à valoriser l’expérience et la transmission du savoir par le tutorat et par l’instauration d’activités d’expertise ou de formation interne.
- Aménagement du temps de travail
Compte tenu de la pénibilité de certains métiers, la Croix-Rouge française s’engage à réaménager l’activité des salariés en fin de carrière en proposant soit une diminution du temps de travail, soit une réorganisation du champ d’activité du salarié, orientée vers le tutorat ou la transmission des savoirs.
Enfin, un dernier volet de l’accord comporte des mesures proches d’un accord de méthode, qui distingue du PSE un plan d’adaptation sociale élaboré dès lors qu’une réduction d’effectifs est envisagée dans une unité de la Croix-Rouge française.
Pour mesurer les effets de l’accord, les partenaires sociaux vont utiliser plusieurs outils qualitatifs et quantitatifs parmi lesquels un observatoire des emplois et des compétences, des indicateurs de gestion sociale et un baromètre social.
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