GDF SUEZ et les organisations syndicales représentant les salariés du Groupe en France et au niveau européen ont signé, le 23 février, un accord portant sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Cet accord s’inscrit, précise la direction du groupe dans « la continuité de la dynamique sociale engagée depuis la création du groupe et la mise en place du Comité d’Entreprise Européen de GDF SUEZ en mai 2009 ».
Les principes de la GPEC :
La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, indiquent les parties signataires, « est une réflexion stratégique qui s’inscrit dans le développement de l’entreprise ». « Elle comporte une double dimension, collective et individuelle ». « Elle s’appuie sur un état des lieux et des éléments permettant l’anticipation de l’évolution des métiers … ».
Le groupe GDF SUEZ et les organisations syndicales signataires exprime par conséquent leur volonté de :
Convaincus que « la coopération entre tous les acteurs est essentielle dans la réussite » de la démarche GPEC, les parties signataires font une large place à la concertation qu’est organisée à plusieurs niveaux : européen, national, territorial. A chacun de ces niveaux, il est prévu la mise en place d’un comité GPEC doté de responsabilités spécifiques.
Ainsi, au niveau européen, le comité sera chargé notamment d’anticiper les grandes tendances industrielles, organisationnels et technologiques majeurs du groupe et de veiller à l’évolution du référentiel des métiers. Au niveau national, le comité aura pour fonction, entre autres, de suivre l’évolution des métiers et des compétences et ses effets sur l’emploi par région, d’identifier les passerelles possibles entre les métiers et de d’identifier les pistes de formation liées aux évolutions des métiers.
Pour réussir la démarche GPEC, l’accord prévoit les outils suivants : état des lieux par entreprise et par pays ; analyse projective et information sur les actions menées.
La GPEC au service de l’employabilité des salariés :
Selon les parties signataires, les efforts pour développer l’employabilité des salariés doivent porter sur plusieurs axes : gestion des développements individuels, recrutement, formation, tutorat.
Parmi les pistes d’actions prévues par l’accord :
Pour renforcer l’évolution professionnelle, un accord pourra être négocié dans chaque filiale « dans le respect des accords préexistants et des réglementations locales ». Cet accord contiendra des dispositions sur les congés pour déménagement, l’indemnité de changement de lieu de résidence, l’aide à la recherche de logement et aux démarches administratives notamment.
S’agissant des travaux pénibles, bien que « la diversité des situations de travail et des critères de pénibilité rend difficile le choix d’indicateurs », l’accord prévoit que les instances de représentation du personnel spécialisées dans le domaine des conditions de travail et de la santé-sécurité pourront faire remonter des propositions auprès du groupe de travail santé-sécurité du CEE. Ce dernier transmettra ses travaux au comité GPEC européen pour discussion et analyse.
Pour les salariés ayant été exposé à des facteurs de pénibilité, des programmes de reconversion, d’anticipation et d’aménagement de postes pourront être mis en œuvre.
Enfin, l’accord est d’application directe pour les entreprises concernées ; il est conclu pour une durée indéterminée.
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